Tout le monde devrait bénéficier de soins de qualité, quelle que soit la couleur de sa peau. Cependant, des préjugés implicites, des micro-agressions et un manque de compréhension culturelle persistent, conduisant à l’oppression et à un traitement inégal en matière de soins de santé. Un article perspicace dans le nouveau numéro thématique du Journal des sciences de l’imagerie médicale et des radiations sur les populations spécialisées, publié par Elsevier, met en évidence ce problème grave, en abordant spécifiquement l’évaluation et le traitement des réactions cutanées radio-induites (RISR) chez les patients du monde entier subissant une radiothérapie externe.
L’article fournit un exemple frappant de la manière dont des perceptions dépassées et des mythes racialisés ont abouti à des soins inadéquats pour les personnes de couleur à l’échelle mondiale. Il discute des outils d’évaluation largement utilisés, initialement conçus pour la peau blanche, qui ne tiennent pas compte des diverses carnations des patients. En conséquence, les patients de couleur sont souvent confrontés à des retards dans la reconnaissance et la gestion des effets indésirables, ce qui entraîne une détresse et une charge considérables pour les systèmes de santé.
L’article présente un cas clinique historique d’un groupe d’intérêt spécial de la Society of Radiographers dans lequel un patient noir atteint d’un cancer de la tête et du cou a été informé que sa peau devrait être plus résistante aux dommages causés par les radiations. Le patient a décrit la réaction ultérieure à la radiothérapie car sa peau « était en feu », lui causant une détresse importante. L’incident a amené le patient à rechercher un soutien psychologique et à déclarer qu’il se sentait « impuissant ».
Les radiations peuvent nuire à la peau de n’importe qui, quelle que soit sa couleur. La façon dont nous vérifions les problèmes de peau pendant le traitement ne fonctionne pas toujours pour tout le monde. Pour résoudre ce problème, l’auteur appelle à une approche plus inclusive et ethniquement consciente de la formation médicale et de la pratique clinique. Il souligne l’importance de comprendre et de reconnaître les caractéristiques uniques de la peau brune et noire, y compris les différences visuelles et tactiles dans la présentation du RISR.
Le secteur de la santé est invité à adopter une nouvelle terminologie médicale et des outils de notation plus inclusifs pour garantir que des soins centrés sur le patient sont fournis aux individus de toutes origines raciales. L’article souligne le besoin crucial d’éducation et de collaboration pour atténuer les préjugés implicites et améliorer les soins prodigués aux personnes de couleur.
L’auteur Naman Julka-Anderson, radiologue de recherche au Royal Marsden NHS Foundation Trust et à l’Institute of Cancer Research de Londres, explique : « Il est essentiel que de nouvelles directives plus inclusives soient développées pour les cliniciens qui pratiquent la radiothérapie, garantissant que le traitement et les soins sont correctement adaptés aux personnes de couleur. Comprendre les diverses teintes de peau des patients et lutter contre le racisme structurel qui existe dans les soins de santé sont des étapes impératives. pour garantir des soins équitables à tous les individus.
L’article se termine par un appel à une approche plus inclusive et ethniquement consciente dans la formation médicale et la pratique clinique, en soulignant l’importance de comprendre les diverses teintes de peau des patients. L’auteur suggère qu’il est crucial de résoudre ces problèmes pour réduire les préjugés raciaux, les disparités raciales en matière de santé et le racisme structurel au sein des services de santé et garantir des soins centrés sur le patient pour tous.
















