Des chercheurs de l’unité du Conseil de recherches médicales de Gambie (MRCG) de la London School of Hygiene & Tropical Medicine (LSHTM) continueront d’évaluer les mécanismes à l’origine des effets aigus et chroniques de la chaleur extrême sur les femmes enceintes et leurs enfants à naître, dans le cadre de une subvention de 1,4 million de livres sterling du Wellcome Trust.
L’exposition à la chaleur ambiante pendant la grossesse peut provoquer des nausées, des vomissements, des maux de tête, des étourdissements et de la fatigue chez les femmes enceintes, et prédit de multiples issues défavorables à l’accouchement, notamment un risque plus élevé de mortinatalité dans les populations touchées à l’échelle mondiale.
Pendant la grossesse, des changements se produisent dans le corps qui affectent sa capacité à réguler la température. Le défi de maintenir une température constante en tant que femme enceinte travaillant ou vivant dans une chaleur extrême est l’un des nombreux facteurs qui pourraient être impliqués dans les issues défavorables à la naissance enregistrées, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer quelles voies peuvent en être responsables.
La chaleur extrême due au changement climatique est une préoccupation mondiale croissante. Ses effets touchent de manière disproportionnée les pays du Sud, et les femmes enceintes et leurs enfants à naître sont particulièrement vulnérables.
Notre étude vise à comprendre les voies biologiques et physiologiques qui peuvent être affectées par une exposition à une chaleur extrême, afin d’informer les directives de sécurité dans le monde réel et de développer des interventions d’adaptation fondées sur des preuves.
Dr Ana Bonell, professeur adjoint basé au MRCG
Le Dr Bonell, aux côtés du professeur Andrew Prentice et du Dr Bubacarr Bah du LSHTM, dirigera le projet, soutenu par des chercheurs de l’Université de Cambridge et de l’Université de Thessalie. Leur financement fait partie d’une récompense totale de 2 millions de livres sterling du Wellcome Trust.
Au cours du projet de quatre ans, l’équipe cherchera à rassembler et analyser les preuves mondiales des réponses maternelles à l’exposition à la chaleur, à identifier les voies biologiques spécifiques affectées et à déterminer les seuils pour lesquels le stress thermique entraîne des changements physiologiques.
À l’aide d’appareils portables, d’échantillons placentaires et d’évaluations neurologiques, l’équipe prévoit également de mener une étude à grande échelle auprès de plus de 700 femmes enceintes travaillant dans trois environnements distincts affectés par une chaleur extrême à travers la Gambie. L’étude étendra les recherches précédentes de l’équipe, qui ont révélé que les enfants à naître de femmes travaillant dans des champs soumis à une chaleur extrême peuvent montrer des signes de tension avant que leurs mères ne soient affectées.
















