Le cancer colorectal métastatique (mCRC) reste un défi de taille, surtout après l'échec des traitements de première intention. Les patients atteints d'un oncogène viral du sarcome de rat (RAS)/d'un oncogène viral du sarcome murin v-raf homologue B (BRAF) de type sauvage mCRC font face à des perspectives particulièrement sombres, car les thérapies de troisième intention offrent des avantages limités. Les taux de survie sont faibles et la plupart des options offrent peu d’espoir d’amélioration. La combinaison de thérapies anti-récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) et anti-mort cellulaire programmée 1 (PD-1) est apparue comme une nouvelle stratégie prometteuse pour cibler le cancer sous de multiples angles, suscitant l’enthousiasme de la communauté scientifique. Compte tenu de ces défis, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour explorer tout le potentiel de cette thérapie combinée innovante.
Dans une nouvelle étude (DOI : 10.20892/j.issn.2095-3941.2023.0301) publiée dans Biologie et médecine du cancerdes chercheurs d'institutions médicales chinoises de premier plan, notamment l'Institut et hôpital du cancer de l'Université médicale de Tianjin et le Peking Union Medical College Hospital, rendent compte d'un nouveau traitement prometteur pour les patients atteints de CCRm avancé. L'étude examine l'innocuité et l'efficacité d'une combinaison de deux anticorps (SCT200 et SCT-I10A) chez des patients qui ont déjà épuisé les options de traitement traditionnelles.
Dans cet essai clinique de phase Ib, 21 patients atteints de mCRC de type sauvage RAS/BRAF ont été traités avec la combinaison de SCT200 et SCT-I10A. Les résultats ont été frappants, avec un taux de réponse objective (ORR) de 28,57 %, un taux de contrôle de la maladie (DCR) de 85,71 % et une survie médiane sans progression (SSP) et une survie globale (SG) de 4,14 mois et 12,84 mois. respectivement. Ces résultats suggèrent que cette association pourrait offrir un avantage en termes de survie par rapport aux traitements de troisième intention existants, qui offrent généralement des avantages limités. Le traitement a également été bien toléré, avec des effets secondaires gérables et aucune augmentation significative des toxicités graves. Ces résultats encourageants mettent en évidence le potentiel de combiner les thérapies anti-EGFR et anti-PD-1, justifiant des études supplémentaires pour valider les résultats sur des populations de patients plus larges.
Le Dr Ming Bai, l'investigateur principal, a souligné l'importance de l'étude : «L'effet synergique de SCT200 et de SCT-I10A représente une avancée significative dans le traitement du mCRC de type sauvage RAS/BRAF. Nos données démontrent non seulement une efficacité prometteuse, mais montrent également que le traitement est bien toléré, ce qui pourrait ouvrir la voie à une nouvelle norme de soins pour les patients qui n'ont plus d'autres options. »
Si ces premiers résultats se vérifient dans des études plus vastes, cette thérapie combinée pourrait révolutionner la façon dont le CCRm est traité, offrant un nouvel espoir aux patients ayant des options limitées. En ciblant le cancer sous deux angles différents, ce traitement pourrait renforcer la réponse immunitaire, améliorant ainsi les taux de survie et la qualité de vie. Les implications potentielles sont vastes, et cette thérapie pourrait devenir une nouvelle pierre angulaire dans la lutte mondiale contre le cancer colorectal.





















