Un nouveau document de recherche a été publié dans le volume 17, numéro 10 de Vieillissement-États-Unis le 10 octobre 2025, intitulé « Le taux d'arrêt du développement d'une cohorte d'embryons est en corrélation avec l'avancée de l'âge reproductif, mais pas avec le taux d'aneuploïdie des blastocystes résultants chez les patients de bon pronostic : une étude de 25 974 embryons. »
Dans cette étude à grande échelle, Andres Reig de l'IVIRMA Global Research Alliance et de la Robert Wood Johnson Medical School, ainsi qu'Emre Seli de l'IVIRMA Global Research Alliance et de la Yale School of Medicine, ont étudié comment l'âge féminin et les anomalies chromosomiques affectent le développement de l'embryon chez les patientes subissant une fécondation in vitro (FIV). Ils ont constaté que l’arrêt du développement embryonnaire (EDA) devient plus fréquent à mesure que les femmes vieillissent. Cependant, cet arrêt n’est pas directement associé à la présence d’erreurs chromosomiques chez les embryons qui continuent à se développer. Ces résultats pourraient contribuer à améliorer les conseils en matière de fertilité et les stratégies de traitement.
Les chercheurs ont analysé 25 974 embryons issus de 1 928 cycles de FIV, tous provenant de patientes ayant de bonnes chances de succès. L’étude a montré que le pourcentage d’embryons qui ont arrêté de se développer avant d’atteindre le stade blastocyste augmentait avec l’âge : de 33 % chez les femmes de moins de 35 ans à 44 % chez celles de plus de 42 ans. Malgré cette augmentation, le taux d’anomalies chromosomiques, appelées aneuploïdies, chez les embryons ayant atteint le stade blastocyste ne montrait pas de lien étroit avec le taux d’arrêt après ajustement en fonction de l’âge.
Cette distinction est importante car l'arrêt du développement et l'aneuploïdie réduisent le nombre d'embryons pouvant être transférés. Mais cette étude suggère qu’ils sont provoqués par différents processus biologiques. En d’autres termes, un embryon peut cesser de se développer même s’il possède le nombre correct de chromosomes, et certains embryons présentant des anomalies chromosomiques peuvent encore croître jusqu’au stade de blastocyste.
Il est important de noter que l’étude s’est concentrée sur les embryons suffisamment développés pour être testés, ce qui a permis d’éviter les problèmes techniques liés à l’analyse directe des embryons arrêtés. Cette approche a permis des comparaisons plus fiables entre les groupes d’âge et la qualité des embryons.
Dans l’ensemble, l’étude met en évidence l’importance de l’âge maternel en tant que facteur clé dans le développement de l’embryon, indépendamment des résultats chromosomiques. Cela ouvre également de nouvelles directions de recherche, visant à mieux comprendre pourquoi les embryons ne se développent pas et comment ces connaissances pourraient conduire à de meilleurs traitements de fertilité à l'avenir.

























