Dans une récente prépublication* publiée sur le medRxiv serveur, des chercheurs d’Allemagne et du Royaume-Uni (Royaume-Uni) ont étudié si les patients présentant des symptômes de la maladie à long coronavirus 2019 (long COVID) présentaient un ralentissement cognitif comme déficit de signature. Ils ont constaté que par rapport aux témoins (patients ayant des antécédents de COVID-19 mais sans symptômes de longue durée), les patients atteints de longue période de COVID présentaient un ralentissement cognitif modéré à sévère.
Étude : Un long COVID est associé à un ralentissement cognitif sévère. Crédit d’image : p.ill.i/Shutterstock

*Avis important: medRxiv publie des rapports scientifiques préliminaires qui ne sont pas évalués par des pairs et, par conséquent, ne doivent pas être considérés comme concluants, guider la pratique clinique/le comportement lié à la santé, ni être traités comme des informations établies.
Sommaire
Arrière-plan
L’état post-COVID-19 (PCC), ou long COVID, implique des symptômes chroniques persistant pendant deux mois ou plus après l’infection par le SRAS-CoV-2. Les déficits cognitifs sont très répandus chez les patients atteints de PCC, affectant leur flexibilité cognitive, leur attention soutenue et leur mémoire, en corrélation avec une épaisseur corticale réduite. Le terme « brouillard cérébral » décrit généralement ces symptômes, mais il manque une signature cognitive robuste distinguant le PCC des autres cas post-infection.
Une vitesse de traitement lente est une anomalie cognitive notable signalée dans les phases aiguës et chroniques du COVID-19, en particulier chez les personnes présentant des symptômes cognitifs. Cependant, en raison de l’absence de consensus sur la définition du PCC et des grandes variations dans la conception des tâches cognitives, la relation potentielle entre le PCC et le ralentissement cognitif généralisé reste à comprendre. Par conséquent, les chercheurs de la présente étude ont utilisé deux tâches basées sur le Web pour examiner la présence d’un ralentissement cognitif généralisé en tant que déficit courant chez les patients atteints de CCP.
À propos de l’étude
La présente étude a inclus 270 patients diagnostiqués avec un PCC provenant de deux cliniques au Royaume-Uni et en Allemagne. Deux tâches cognitives en ligne concises, le « temps de réaction simple » (SRT) suivi du « test de vigilance numérique » (NVT), ont été utilisées pour évaluer le ralentissement cognitif chez les personnes atteintes de PCC. Les performances de ce groupe ont été comparées à celles de deux ensembles témoins : les individus ayant déjà eu une infection au COVID-19 sans PCC ultérieur (groupe No-PCC) et ceux qui n’ont jamais eu de COVID-19 symptomatique (groupe No-COVID).
Au total, 119 patients PCC, âgés en moyenne de 46,6 ans, ont complété le test SRT, dont 67,2 % étaient des femmes. De même, 63 participants No-PCC et 75 participants No-COVID ont terminé le test. Ici, les participants devaient appuyer sur la barre d’espace du clavier de l’ordinateur lorsqu’un grand cercle rouge apparaissait sur l’écran du moniteur.
Ensuite, le NVT était une tâche d’attention soutenue dans laquelle les participants devaient surveiller avec vigilance un flux de chiffres en évolution rapide sur l’écran et appuyer sur la barre d’espace pour identifier la rare cible « 0 ». Le NVT a été complété par 194 participants. Une échelle visuelle analogique (EVA) a été utilisée pour évaluer le niveau de fatigue et de motivation des participants chaque minute. De plus, les participants ont rempli des questionnaires évaluant leur niveau de dépression et la qualité de leur sommeil.
Les tests ont été mis en œuvre à l’aide du logiciel PsychoPy et l’analyse a été réalisée à l’aide de MATLAB et R Studio. L’analyse statistique impliquait l’utilisation de t-tests et tests du chi carré pour les comparaisons de groupes, valeurs P corrigées par Bonferroni, facteur bayésien, analyse de variance, tests non paramétriques, méthodes de corrélation de Pearson et Kendall, régression logistique, scores z et modèles linéaires généralisés. Une vitesse psychomotrice inférieure à 1 écart-type (ET) par rapport à la moyenne normale était définie comme un ralentissement cognitif modéré, et inférieure à 2 ET était définie comme un ralentissement cognitif sévère.
Résultats et discussion
Dans le test SRT, le temps de réaction moyen (RT) des contrôles sains (No-COVID et No-PCC) était de 0,34 seconde, nettement inférieur au RT des patients PCC (0,49 seconde). Bien que les réponses des patients atteints de PCC aient été plus lentes, la variabilité s’est avérée faible. Alors que 53,3 % des patients ont présenté un ralentissement cognitif sévère dans le groupe PCC, seulement 4 % des individus du groupe No-COVID l’ont montré. Une proportion significativement plus élevée de patients atteints de PCC ont présenté un ralentissement cognitif modéré à sévère par rapport aux groupes sans COVID (p < 0,0001) et sans PCC (p = 0,0006). Les effets se sont révélés similaires dans les cliniques du Royaume-Uni et d’Allemagne. La RT s'est avérée clairement dissociée des phénotypes de santé mentale ainsi que des niveaux de troubles du sommeil.
De plus, un ralentissement cognitif et une moindre vigilance aux stimuli visuels ont été notés chez les patients atteints de PCC dans les résultats de la NVT, une tâche cognitivement plus exigeante. Aucune association n’a été trouvée entre ces résultats et la dépression. Il est intéressant de noter que les patients PCC ayant une vitesse de réponse normale en NVT se sentaient significativement plus fatigués que les autres participants ayant une vitesse de réponse normale. Le ralentissement cognitif et la dépression pourraient être utilisés avec succès pour distinguer les individus PCC des individus non-PCC. Bien que l’hospitalisation due au COVID-19 ne semble pas affecter la RT chez les patients atteints de PCC, une durée prolongée du PCC s’est avérée associée à un ralentissement cognitif sévère.
Conclusion
Cette étude a été la première à démontrer de manière robuste le ralentissement cognitif en tant que signature cognitive du PCC. Des recherches supplémentaires sont nécessaires dans ce domaine pour comprendre les mécanismes sous-jacents, ce qui pourrait contribuer au développement de mesures thérapeutiques visant à améliorer les résultats pour les patients.

*Avis important: medRxiv publie des rapports scientifiques préliminaires qui ne sont pas évalués par des pairs et, par conséquent, ne doivent pas être considérés comme concluants, guider la pratique clinique/le comportement lié à la santé, ni être traités comme des informations établies.

















