Une récente Nutriments Une étude de journal évalue les effets d'un régime enrichi en protéines (PED) et d'un régime anti-inflammatoire (AID) sur les troubles cognitifs (CI) chez les personnes âgées en Chine.
Étude: Un régime anti-inflammatoire et un régime enrichi en protéines peuvent réduire le risque de déficience cognitive chez les personnes âgées : une recherche transversale à l'échelle nationale. Crédit d’image : Ruslan Huzau/Shtuterstock.com
Sommaire
Le lien entre l’alimentation et la démence
L’IC liée à l’âge chez les personnes âgées peut aller d’un IC léger à une démence sévère. Récemment, la Commission Lancet a conclu que l'alimentation et la nutrition pourraient retarder ou prévenir 40 % des cas de démence dans le monde grâce à l'action de composés alimentaires spécifiques.
Le bêta-carotène, par exemple, est essentiel au maintien de la santé mentale, tandis que les polyphénols ont un effet neuroprotecteur et que les acides gras oméga-3 ont un effet positif sur l'IC. L'acide eicosapentaénoïque (EPA) et l'acide docosahexaénoïque (DHA) sont également essentiels à la structure et au fonctionnement du cerveau.
L'indice inflammatoire alimentaire (DII) évalue l'inflammation alimentaire en calculant la corrélation entre les niveaux systémiques de cytokines pro-inflammatoires et les nutriments. À cette fin, les régimes alimentaires ayant un potentiel alimentaire pro-inflammatoire plus élevé ont été associés à une incidence plus élevée de démence.
Des études antérieures ont documenté les effets bénéfiques de l'AID sur les troubles de santé mentale. L’apport en protéines a également été associé à de meilleures performances cognitives.
Le régime méditerranéen enrichi en protéines est associé à un vieillissement neurocognitif sain chez les personnes âgées ; cependant, ces résultats restent peu concluants, car certaines études n’ont pas identifié de relation significative entre l’apport en protéines et la fonction cognitive. De plus, des études antérieures ont construit un PED systématique et étudié son association avec l'IC.
À propos de l'étude
Étant donné que le rôle de l'AID et de la PED sur l'IC reste flou, il est essentiel de construire deux indices alimentaires pour l'AID et la PED et de mesurer leur relation avec l'IC. À cette fin, la présente étude a inclus une cohorte d’adultes âgés de la China Longitudinal Health and Longevity Survey (CLHLS) pour évaluer les effets de l’AID et de la PED sur l’IC.
La cohorte étudiée comprenait 8 692 adultes âgés de 60 ans ou plus. Les aliments anti-inflammatoires comprenaient des fruits, des légumes, des légumineuses, du thé et des noix. Les sources alimentaires riches en protéines comprenaient les œufs, le poisson, les viandes, les produits laitiers et les haricots.
Des régressions logistiques binaires et des splines cubiques restrictives ont été utilisées pour explorer les relations linéaires et non linéaires. Les analyses de sensibilité et de sous-groupes ont établi la robustesse.
Résultats de l'étude
Les personnes âgées ayant des scores PED et AID plus élevés étaient moins susceptibles de souffrir d'IC, et la relation entre AID, PED et IC était linéaire. Les analyses de sous-groupes et de sensibilité ont également conféré une crédibilité significative aux résultats. Pris ensemble, ces résultats ont des implications importantes pour la gestion future de l'IC d'un point de vue diététique et nutritionnel.
L’IC était différent chez les femmes et les hommes, conformément aux recherches antérieures. Les scores AID et PED étaient également différents selon le sexe. Les différences entre les sexes en matière d’IC pourraient être attribuées à des différences entre les sexes en matière d’apport alimentaire ou d’habitudes tabagiques.
L'incidence de l'IC chez les personnes âgées a diminué, ce qui suggère que l'effet combiné des facteurs liés au mode de vie joue un rôle bénéfique et que le régime alimentaire pourrait être une approche prometteuse pour retarder ou prévenir l'IC.
Outre l’alimentation, certains problèmes digestifs et malabsorption pourraient également être liés à l’IC. Par exemple, il a été démontré que la malabsorption de la vitamine B-12 altère les performances cognitives et entraîne certains troubles intestinaux.
Chez les personnes âgées, l’incidence de carence en folate est élevée en raison d’une mauvaise malabsorption intestinale et d’un apport alimentaire réduit. De faibles niveaux de folate ont été associés à la dépression, à l'IC légère et à la démence, en particulier la maladie d'Alzheimer. Dans la présente étude, l’effet protecteur était plus significatif lorsque la consommation d’AID et de PED était supérieure à trois unités. Ainsi, plus de trois aliments riches en protéines et anti-inflammatoires doivent être consommés régulièrement pour prévenir l’IC. Une consommation plus élevée de ces aliments réduit linéairement le risque d’IC ; cependant, une consommation excessive ne peut être recommandée en raison de problèmes liés à la digestion et à l’absorption.
Conclusions
Une consommation accrue d'AID et de PED était associée à une réduction du risque d'IC chez les personnes âgées en Chine. Néanmoins, une limite fondamentale de la présente étude réside dans les données autodéclarées concernant l'IC, qui pourraient être sujettes à des biais. De plus, le lien de causalité n’a pas pu être établi en raison de la nature transversale de l’étude.
Compte tenu de la relation linéaire entre ces régimes et l'IC, le dosage optimal de PED et d'AID reste à déterminer. Ainsi, de futures études de cohorte sont nécessaires pour déterminer les recommandations posologiques précises pour ces deux régimes alimentaires.

















