Les chercheurs ont développé un nouvel outil qui aidera les scientifiques à étudier comment les gènes sont exprimés dans nos cellules. L’outil, appelé SigRM, est utilisé pour analyser les données de l’épitranscriptomique unicellulaire, une méthode permettant d’étudier les modifications de l’ARN dans des cellules individuelles. Cette recherche pourrait conduire à des informations importantes sur la santé et la maladie.
Les progrès récents dans la technologie unicellulaire ont permis aux chercheurs d’analyser simultanément des milliers de cellules individuelles, fournissant ainsi de riches informations sur l’expression et l’activité des gènes et des protéines, ainsi que sur les changements chimiques qui affectent l’expression des gènes. Un outil majeur dans ces études est l’épitranscriptomique unicellulaire, qui étudie les modifications de l’ARN comme la méthylation de m6A, qui peuvent influencer de manière significative la régulation des gènes et sont importantes dans diverses maladies.
La méthylation de l'ARN est un changement chimique qui attache une petite molécule marqueur aux molécules d'ARN. Ce changement est crucial dans de nombreux processus cellulaires, notamment la régulation des gènes et le comportement cellulaire global. SigRM, publié dans la revue Génomique cellulairepeut être utilisé pour créer des réseaux de régulation spécifiques à une condition à partir des données, aidant ainsi les chercheurs à cartographier la manière dont la méthylation de l'ARN est contrôlée dans différentes situations.
Grâce aux outils d’épitranscriptomique unicellulaire, les chercheurs peuvent se concentrer spécifiquement sur les modifications de l’ARN dans des cellules individuelles, leur permettant ainsi d’étudier la variation entre différentes cellules. Cependant, les techniques existantes pour analyser ces données sont encore assez basiques et de nombreuses questions importantes sur la méthylation de l’ARN et sa variabilité entre différentes cellules restent ouvertes.
Le cadre SigRM répond efficacement à ces défis, en fournissant une détection et une quantification améliorées des sites de méthylation de l'ARN.
Professeur Jia Meng, chef du département des sciences biologiques à l'Université Xi'an Jiaotong-Liverpool (XJTLU) et chercheur principal de l'étude
En analysant les données épitranscriptomiques unicellulaires, les chercheurs peuvent suivre la manière dont les modifications de l’ARN se produisent dans différents groupes cellulaires. SigRM aide non seulement à construire des réseaux de régulation basés sur ces données, mais suit également la façon dont les cellules changent d'état au fil du temps, un processus connu sous le nom d'inférence de trajectoire. Les résultats de SigRM ont été validés par rapport aux connaissances biologiques existantes, démontrant ainsi leur fiabilité. Le nouvel outil sera inestimable pour comprendre les mécanismes de régulation complexes, en particulier dans les maladies comme le cancer.
« Les implications de SigRM vont bien au-delà du laboratoire. Son développement représente une avancée significative dans notre compréhension de la façon dont les modifications de l'ARN influencent la régulation des gènes », explique le professeur Meng. « Notre travail répond non seulement à des lacunes critiques dans les techniques d'analyse, mais fournit également des informations précieuses qui pourraient ouvrir la voie à des percées dans la recherche médicale et la biotechnologie, améliorant ainsi notre compréhension de l'impact des modifications de l'ARN sur la santé et la maladie. »
















