Des chercheurs de l'Université d'Osaka ont développé une méthode révolutionnaire et mini-invasive pour enregistrer l'activité cérébrale à travers des vaisseaux sanguins. Cette technique pourrait potentiellement transformer le diagnostic et le traitement des conditions neurologiques comme l'épilepsie et ouvrir la voie à des interfaces avancées-ordinateur. Il élimine le besoin d'une chirurgie invasive du cerveau ouvert, offrant un moyen plus sûr et plus accessible de surveiller et de stimuler la fonction cérébrale.
Les méthodes actuelles de mesure directe de l'activité cérébrale nécessitent des procédures invasives, ce qui élimine une partie du crâne pour placer des électrodes sur la surface du cerveau ou l'insertion d'électrodes directement dans le tissu cérébral. Bien qu'il existe des méthodes non invasives comme l'EEG, elles n'ont pas la précision nécessaire pour une analyse détaillée. Cette nouvelle méthode comble l'écart, offrant des enregistrements à haute fidélité sans les risques associés aux approches invasives traditionnelles.
L'équipe de recherche, dirigée par le professeur Takufumi Yanagisawa, a utilisé un cathéter pour insérer des électrodes de fil ultra-minces dans les veines corticales et profondes du cerveau de porc. Ils ont réussi à enregistrer les ondes cérébrales de ces vaisseaux avec une précision comparable aux méthodes traditionnelles. Notamment, ils ont pu capturer l'activité à partir de régions cérébrales profondes auparavant difficiles pour accéder de manière non invasive. La stimulation des électrodes dans le cortex moteur a également réussi à évoquer les réponses musculaires dans le visage et les épaules.
Cette approche moins invasive promet des diagnostics et des traitements améliorés pour l'épilepsie et autres troubles neurologiques. Il débloque également de nouvelles possibilités pour comprendre les fonctions cérébrales profondes et développer des interfaces cérébrales de nouvelle génération, permettant potentiellement aux individus souffrant de paralysie sévère de communiquer et de contrôler les appareils. «
Dr Takamitsu Iwata, chercheur principal, Université d'Osaka

















