Dans une méta-analyse récente publiée dans Santé publique BMCles chercheurs ont examiné 15 comparaisons issues de 10 essais sur l’effet de la supplémentation en vitamine C sur la gravité et la durée du rhume.
Leurs résultats indiquent que l’effet de la vitamine C est particulièrement important pour réduire la durée des symptômes graves.
Étude: La vitamine C réduit la gravité du rhume : une méta-analyse. Crédit d’image : Gargonia/Shutterstock.com
Sommaire
Arrière-plan
Le rhume est une cause majeure de maladie aiguë dans les pays à revenu élevé, où il représente la plus grande part des visites chez le médecin et entraîne des absences à l’école ou au travail. Les conséquences économiques de cette maladie ont été comparées à celles de l’hypertension et des accidents vasculaires cérébraux.
Étant donné que les rhumes sont causés par des infections virales, ils ne peuvent pas être traités efficacement avec des antibiotiques ; Quoi qu’il en soit, tous les autres patients atteints d’un rhume recevront des antibiotiques pour traiter leur maladie.
Le rhume a été associé à une diminution temporaire des taux de vitamine C dans l’urine, le plasma et les leucocytes des personnes infectées.
Malgré les preuves convaincantes issues d’essais contrôlés randomisés et de méta-analyses selon lesquelles la supplémentation en vitamine C peut réduire la durée et la gravité du rhume, des publications d’une influence disproportionnée (dont certaines ont été rétractées par la suite) ont conduit à une croyance persistante selon laquelle elle n’est pas bénéfique.
Des preuves plus rigoureuses et de haute qualité pourraient contribuer à convaincre les gens de la valeur de la supplémentation en vitamine C. Étant donné que la conséquence ultime de cette maladie ne mettant pas la vie en danger semble être une perte de temps au travail et à l’école, se concentrer sur ce résultat constitue une piste d’enquête importante.
À propos de l’étude
Dans un travail antérieur, les auteurs ont étudié l’effet d’une supplémentation en vitamine C sur la gravité du rhume, sur la base de l’échelle de différence moyenne standardisée (DMS).
Dans la présente étude, ils se sont appuyés sur ces travaux en estimant l’effet de la supplémentation en vitamine C sur la gravité de la maladie sur la base d’une échelle relative plus facilement interprétable.
Ils ont également comparé son effet sur la durée des symptômes légers par rapport à la durée des symptômes graves dans des essais rapportant les deux effets. Les deux résultats d’intérêt étaient (1) la gravité du rhume en termes de symptômes, la durée des symptômes graves et les jours passés à l’intérieur ou absents du travail et (2) la durée globale du rhume.
Les essais ont été inclus dans l’analyse s’ils étaient contrôlés par placebo et qu’un minimum de 1 g de vitamine C par jour était administré par voie orale pendant la période d’étude à des personnes en bonne santé au départ.
Ces critères ont permis aux chercheurs d’examiner l’impact d’une supplémentation régulière sur les rhumes survenus au cours de l’étude. La dose minimale a été déterminée par des découvertes antérieures qui indiquaient une relation dose-réponse dans cette plage.
Suivant les protocoles de méta-analyse acceptés, l’équipe de recherche a évalué le risque de différentes sources de biais.
Pour analyser l’effet du traitement, ils ont utilisé l’échelle de gravité relative des symptômes et ont calculé le rapport des moyennes pour estimer l’effet relatif.
L’analyse statistique comprenait la mise en commun de tous les essais inclus et l’utilisation de la variance inverse. Des parcelles forestières ont été utilisées pour l’analyse de sensibilité.
Résultats
Dix rapports d’essais et 15 comparaisons ont été inclus dans la méta-analyse. La plupart des essais duraient entre deux et cinq mois, à l’exception de deux études qui se sont déroulées sur une semaine et n’ont signalé que des symptômes graves. La dose de vitamine C variait entre 1 g et 4 g par jour.
Concernant le risque de biais dans l’analyse, tous les essais comportaient des placebos et étaient randomisés et en double aveugle. La plupart des essais ont clairement montré que les variables pertinentes étaient équilibrées et de base ; de plus, les taux d’abandon n’étaient pas significativement différents entre les différents groupes d’intervention.
La plupart des essais ont rapporté que les comprimés de vitamine C et le placebo étaient similaires. Cependant, les chercheurs ont trouvé des preuves de contamination (le groupe placebo ayant reçu des doses de vitamine C plus élevées que celles recommandées) dans six comparaisons, ce qui pourrait conduire à sous-estimer l’effet du traitement.
Les résultats de la méta-analyse ont indiqué que la supplémentation en vitamine C réduisait de 15 % les jours d’absence de l’école (pour les étudiants) et de confinement à la maison. Les groupes recevant le supplément ont également montré une diminution de la gravité du rhume de 13 %.
Dans l’ensemble des 15 comparaisons, l’effet combiné de 1 g ou plus de vitamine C était de 15 %, ce qui indique une réduction significative de la gravité.
En termes de durée des symptômes graves, l’analyse a révélé une réduction de 26 % par rapport à l’absence d’effet significatif de la supplémentation sur les symptômes légers. Certaines indications suggèrent que les effets pourraient être plus forts pour les hommes que pour les femmes.
Conclusions
Dans cette étude, les auteurs ont estimé une diminution de 15 à 26 % des symptômes graves causés par le rhume, qui pourrait être attribuée à une supplémentation en vitamine C.
De plus, ils ont montré que les symptômes graves diminuaient, même si la durée globale ne diminuait pas.
Les conclusions de la méta-analyse renforcent et étendent les preuves existantes de l’efficacité de la vitamine C pour réduire l’impact de la maladie due au rhume.
Les études futures pourraient se concentrer sur le rôle de la consommation thérapeutique de vitamine C après l’apparition des symptômes. Cependant, les suppléments de vitamine C sont apparus comme une protection sûre, abordable et efficace contre le rhume.
















