Dans une étude récente publiée dans la revue Science de l'environnement total, Les chercheurs ont étudié l'impact environnemental d'un régime méditerranéen avec un apport énergétique réduit sur un an chez des participants atteints du syndrome métabolique.
Leurs résultats indiquent que l'intervention était liée à des réductions significatives de l'acidification, de l'eutrophisation et de l'utilisation des terres, le respect du régime alimentaire et la réduction des calories jouant un rôle clé dans la médiation de ces avantages environnementaux.
Étude : Effet d'une intervention nutritionnelle basée sur un régime méditerranéen à teneur réduite en énergie sur l'impact environnemental. Crédit d'image : Léonori/Shutterstock
Sommaire
Arrière-plan
Le changement climatique constitue de graves menaces pour la santé publique, notamment la hausse des températures, la modification des régimes de précipitations, l’augmentation des sécheresses, l’intensification des vagues de chaleur et la transmission accrue de maladies comme la dengue et le paludisme.
Cela a également un impact sur l’agriculture et l’élevage, réduisant la quantité et la qualité des aliments. Alors que la population mondiale devrait atteindre près de 10 milliards d’ici 2050, les besoins alimentaires vont augmenter, intensifiant l’impact environnemental des systèmes alimentaires, qui contribuent de manière significative aux émissions de gaz à effet de serre, à l’eutrophisation, à l’acidification, à l’utilisation de l’eau douce et à la perte de biodiversité.
L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture définit les régimes alimentaires durables comme essentiels pour atténuer ces impacts en promouvant la nutrition et la sécurité alimentaire tout en minimisant les dommages environnementaux.
Des recherches antérieures indiquent que les régimes alimentaires pauvres en produits d’origine animale et riches en aliments végétaux sont plus sains et ont une empreinte environnementale plus faible. Cependant, des interventions alimentaires spécifiques susceptibles de réduire efficacement les impacts environnementaux doivent être explorées.
À propos de l'étude
Cette étude a comblé les lacunes existantes en matière de recherche en examinant les avantages environnementaux d'un régime méditerranéen avec un apport énergétique réduit chez les adultes espagnols âgés atteints du syndrome métabolique. Il s’est concentré sur son potentiel à réduire les émissions de gaz à effet de serre, l’acidification, l’eutrophisation et l’utilisation des terres.
Cette étude a utilisé les données collectées au cours de l'essai PREDIMED-Plus, une étude multicentrique randomisée (sans aveugle) de huit ans menée en Espagne. L'essai a inclus 6 874 participants, âgés de 55 à 75 ans pour les hommes et de 60 à 75 ans pour les femmes, tous atteints du syndrome métabolique mais sans aucune maladie cardiovasculaire dans leurs antécédents médicaux.
Les participants avaient un indice de masse corporelle (IMC) compris entre 27 et 40 kg/m² et répondaient à au moins trois critères du syndrome métabolique. Ils ont été répartis au hasard soit dans un groupe d'intervention, qui a reçu un régime méditerranéen (MedDiet) avec une énergie réduite et des lignes directrices en matière d'activité physique et de thérapie comportementale, soit dans un groupe témoin, qui a reçu des conseils sur MedDiet sans promotion de perte de poids.
L'apport alimentaire a été évalué à l'aide d'un questionnaire sur la fréquence alimentaire (FFQ) validé de 143 éléments, et l'observance alimentaire a été mesurée à l'aide du score de régime de Panagiotakos. Les indicateurs d'impact environnemental, notamment les émissions de gaz à effet de serre, la consommation d'énergie, l'utilisation des terres, l'acidification et l'eutrophisation, ont été calculés sur la base des tableaux de la Commission EAT-Lancet.
Les données ont été analysées à l’aide d’un modèle de régression linéaire ajusté en fonction du sexe, de l’âge, du niveau d’éducation et de l’apport calorique de base. Une analyse de médiation a été menée pour déterminer dans quelle mesure les changements dans l'apport calorique et le respect du régime alimentaire ont contribué à la réduction de l'impact environnemental.
Résultats
L'étude a révélé des diminutions significatives des facteurs d'effets environnementaux entre les groupes d'intervention et les groupes témoins. Plus précisément, le groupe d'intervention a montré des réductions plus importantes de l'acidification (-13,3 contre -9,9 g d'équivalent dioxyde de soufre), de l'eutrophisation (-5,4 contre -4,0 g d'équivalent phosphate) et de l'utilisation des terres (-2,7 contre -1,8 m).2).
De plus, l'IG a connu une diminution significative de l'apport calorique (-178,4 contre -73,3 kilocalories) et une plus grande adhésion au régime alimentaire pour le groupe d'intervention (1,2 contre 0,5 point).
La viande était le principal contributeur aux facteurs d’impact environnemental dans les deux groupes, tandis que le poisson et les fruits de mer contribuaient davantage aux émissions de gaz à effet de serre dans l’IG.
L'analyse de médiation a montré que la réduction calorique médie en partie la relation observée entre l'intervention et les réductions de l'acidification, de l'eutrophisation et de l'utilisation des terres, expliquant respectivement 55 %, 51 % et 38 % de l'association globale.
L'adhésion au régime a également partiellement médié la relation entre ces facteurs, avec une médiation totale pour les émissions de gaz à effet de serre (56 %) et la consommation d'énergie (53 %).
Conclusions
Cette étude souligne l'impact positif d'une intervention MedDiet d'un an avec un apport énergétique réduit sur la durabilité environnementale, en particulier en réduisant l'acidification, l'eutrophisation et l'utilisation des terres.
Il explore de manière innovante le rôle de la réduction calorique et de l'adhésion à MedDiet dans la médiation de cette relation, une approche nouvelle dans le domaine. Malgré les limites telles que la variabilité des données et les biais de rappel potentiels, les points forts de l'étude résident dans son évaluation réelle de l'impact environnemental et dans la grande taille de son échantillon.
Les résultats mettent en évidence le potentiel des interventions MedDiet pour atténuer les dommages environnementaux, notamment en ce qui concerne la consommation de viande. Cependant, des défis subsistent pour normaliser les bases de données sur l'impact environnemental et tenir compte des variations régionales.
Les recherches futures pourraient approfondir ces résultats, en explorant des modèles alimentaires plus larges et leurs implications environnementales, en favorisant une compréhension plus approfondie du trilemme régime-environnement-santé et en promouvant des choix nutritionnels durables.
Dans l’ensemble, cette étude souligne le potentiel des interventions MedDiet à améliorer la santé humaine et la durabilité environnementale.

















