Les scientifiques belges ont découvert de nouveaux détails sur la façon dont le système immunitaire réagit aux vaccins. Les cellules dendritiques, qui sont des messagers immunitaires clés qui aident à lancer les défenses du corps, montrent des réponses spécifiques aux nanoparticules lipidiques. Ces résultats, publiés dans Rapports cellulairespourrait conduire à des vaccins plus sûrs et plus efficaces.
Cellules dendritiques et nanoparticules lipidiques
Les cellules dendritiques sont parmi les premières à détecter les virus, les bactéries ou d'autres défis immunitaires. Ces cellules aident à coordonner la réponse du système immunitaire en alertant les cellules T, les soldats du système immunitaire formés pour éliminer les menaces. Mais les cellules dendritiques ne répondent pas toujours de la même manière. Certains gardent le système immunitaire calme et équilibré (homéostatique), tandis que d'autres conduisent une attaque immunitaire complète (immunogène).
Jusqu'à présent, on savait peu de choses sur ce qui détermine ces différentes réponses, en particulier lorsque les cellules dendritiques rencontrent des vaccins.
L'équipe du professeur Sophie Janssens (VIB-Untent Center for Inflammation) et des collègues de l'Université de Gand, du noyau unique de VIB et de l'Université de Bruxelles, ont étudié comment les cellules dendritiques réagissent aux nanoparticules lipidiques (LNP), la technologie utilisée dans les vaccins contre l'ARNm. Les LNP sont de minuscules sphères qui fournissent des instructions génétiques aux cellules immunitaires, les incitant à produire des protéines de lutte contre le virus.
Calme ou activé?
En utilisant des méthodes de pointe comme le séquençage de la cite et la cytométrie en flux, les chercheurs ont découvert que les LNP peuvent influencer les cellules dendritiques pour adopter un rôle homéostatique calme, soit un rôle activé et immunogène.
Nous avons constaté que les LNP vides n'activent pas fortement le système immunitaire. C'est une bonne nouvelle, car cela signifie qu'ils peuvent livrer des composants vaccinaux sans déclencher une inflammation involontaire. Mais plus important encore, en choisissant ce que nous les chargeons, nous pouvons diriger la réponse immunitaire de manière spécifique. »
Dr Sofie Rennen (VIB-Untent), premier auteur de l'étude
Par exemple, les LNP transportant des antigènes codés sous forme de molécules d'ARNm ont incité les cellules dendritiques à assumer un rôle immunogène: activer les cellules T et la protection de la conduite. En revanche, les LNP ou LNP vides portant des peptides ont soutenu un profil plus homéostatique, potentiellement utile pour favoriser la tolérance immunitaire.
Le Dr Victor Bosteels (VIB-Untent), co-pri-premier auteur, ajoute: « Notre travail pourrait jeter les bases des vaccins` `apaisants '' pour les maladies auto-immunes en encourageant un système immunitaire sain au lieu de l'inflammation. »
« Dans l'ensemble », explique le professeur Janssens (VIB-Untent), « cartographier la façon dont les cellules dendritiques réagissent à différents éléments de vaccins nous permet de cibler le système immunitaire plus précisément et en toute sécurité, ce qui peut conduire à la prochaine génération de vaccins. »






















