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Actualités médicales

L’exercice régulier peut réduire le risque de maladie rénale chronique chez les personnes issues de milieux socio-économiques défavorisés

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De nouvelles recherches ont montré que les personnes issues de milieux socio-économiques défavorisés qui font régulièrement de l’exercice pourraient réduire considérablement leur risque de maladie rénale chronique. L’insuffisance rénale chronique est liée à une mauvaise qualité de vie et à un risque accru de décès. Son traitement est également associé à des coûts de santé élevés, le diabète et l’hypertension étant des facteurs majeurs qui contribuent à la maladie.

Bien que les personnes issues de milieux socio-économiques défavorisés courent un plus grand risque de maladie rénale chronique, on ne sait pas si des niveaux élevés de forme physique peuvent réduire l’impact d’un statut socio-économique faible sur la maladie rénale chronique. L’étude, menée par l’Université de Bristol et publiée dans Le Journal américain de médecinea cherché à répondre à trois questions.

  1. Le faible statut socioéconomique est-il associé à un risque accru de maladie rénale chronique?
  2. Des niveaux élevés de forme physique sont-ils associés à un risque réduit de maladie rénale chronique ?
  3. Des niveaux élevés de forme physique peuvent-ils contrecarrer les effets d’un faible statut socio-économique sur l’insuffisance rénale chronique ?

L’équipe de recherche a recruté 2 099 hommes âgés de 42 à 61 ans sans antécédents de maladie rénale et a évalué leur statut socio-économique à l’aide de questionnaires auto-administrés basés sur le revenu, l’éducation, la profession, le niveau de vie et les conditions de logement. La forme physique a été évaluée à l’aide d’un test d’effort sur un vélo ergomètre, qui mesure le travail et l’énergie d’un individu lors d’un exercice physique.

Les participants ont ensuite été suivis sur une période de 20 ans pour le développement d’une maladie rénale chronique. L’analyse des résultats a montré que les hommes de faible statut socio-économique avaient un risque accru de maladie rénale chronique et que ceux qui avaient une bonne condition physique avaient un risque réduit de maladie rénale chronique. Le risque de maladie rénale chronique était considérablement accru chez les personnes ayant à la fois un faible statut socio-économique et une faible condition physique. Cependant, le risque ne semblait pas exister chez les personnes de faible statut socio-économique et de haut niveau de forme physique.

Il existe des preuves substantielles que l’activité physique et/ou l’exercice réguliers peuvent réduire le risque de maladie. Les résultats de l’étude suggèrent que les personnes issues de milieux socio-économiques défavorisés qui font régulièrement de l’exercice peuvent réduire considérablement leur risque de maladie rénale chronique. L’activité physique peut protéger de nombreux problèmes de santé, mais il est largement rapporté que la plupart des gens ne respectent pas les directives recommandées en matière d’activité physique.

L’activité physique régulière est une stratégie puissante qui peut réduire le risque de maladie dans tous les systèmes organiques du corps humain, y compris les reins. Bien que les avantages de l’activité physique soient largement promus, l’exercice régulier est encore faible dans le monde. Il faut faire plus pour promouvoir la participation à l’activité physique dans toutes les populations, indépendamment de l’âge, du sexe, du handicap et du statut socio-économique. »

Dr Setor Kunutsor, maître de conférences en synthèse de preuves, Bristol Medical School : Translational Health Sciences (THS) et auteur principal

Les personnes issues de milieux socio-économiques défavorisés sont plus susceptibles de ne pas avoir accès aux ressources d’activité physique. L’équipe de recherche suggère qu’il est urgent que les décideurs/parties prenantes investissent dans des ressources qui favorisent l’activité physique dans tous les secteurs et qui s’attaquent aux inégalités en matière de participation à l’activité physique.

Les conclusions de l’équipe ne prouvent pas la cause et l’effet et d’autres études sont nécessaires pour montrer si les associations démontrées dans l’étude sont causales. Il n’y a pas de lignes directrices publiées en matière d’activité physique pour la prévention de l’insuffisance rénale chronique, mais elles existent pour les personnes à risque élevé de diabète et/ou d’hypertension artérielle. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer la quantité et l’intensité de l’activité physique pour la prévention des maladies rénales chroniques.

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