Les scientifiques ont déclaré que les antécédents familiaux (HF) sont un facteur de risque pour de nombreuses maladies non transmissibles. Étant donné que l’HF capture plusieurs risques familiaux génétiques et non génétiques, elle a été utilisée pour la stratification des risques et la surveillance de l’état de santé. Par exemple, la FH est appliquée pour la détermination des risques de cancer du sein et l’analyse de la possibilité d’une maladie rhumatismale chez les patients atteints d’arthrite inflammatoire.
Sommaire
Arrière plan
Il a été difficile de déterminer le risque de maladie héréditaire de FH parce que de nombreuses personnes sont souvent diagnostiquées avec des maladies courantes sans FH. Les scientifiques ont déclaré que la précision de la FH pour déterminer les maladies est faible. Cela est dû à de nombreux facteurs, notamment le biais ou la sensibilité aux formulations des questionnaires/requêtes qui entraînent une mauvaise interprétation du risque. Les chercheurs ont déclaré que la diminution de la taille moyenne de la famille dans la plupart des pays développés a rendu le FH moins informatif.
Les progrès des méthodes algorithmiques et des tests génétiques à l’échelle du génome ont permis le développement d’une approche personnalisée pour mesurer la susceptibilité génétique via les scores de risque polygénique (PRS). Les PRS ont déterminé de nombreux locus génétiques pour presque toutes les maladies courantes. Cela a été rendu possible en analysant les données de dépistages génétiques à grande échelle, qui ont comparé les fréquences alléliques de milliers de maladies et de témoins sains.
Bien que des études antérieures aient révélé que les maladies individuelles présentent des effets assez indépendants du SRP et de l’HF au premier degré, les données sont rares concernant leur lien de causalité ou leurs chevauchements entre différents risques familiaux sur une base génétique.
Une nouvelle étude
Une nouvelle étude publiée sur medRxiv* Le serveur de préimpression a étudié l’interaction entre la FH et la PRS à l’échelle du génome. Dans cette étude observationnelle, les chercheurs ont utilisé l’étude FinnGen Data Freeze 7 pour obtenir des données sur 306 418 adultes. Ces données ont été associées à des cohortes pathologiques et épidémiologiques et à des biobanques hospitalières.
Dans l’étude actuelle, les chercheurs ont exploré la dynamique de trois types de FH dans 24 maladies courantes, c’est-à-dire liées à la FH du premier degré (FH1st), à la FH du deuxième degré (FH2nd) et à la cause de décès parental (FHP). Les candidats à l’étude, c’est-à-dire les patients index et leurs proches, ont été sélectionnés à partir de registres nationaux de soins de santé. Les scientifiques ont sélectionné les 24 maladies sur la base des publications disponibles dans les études d’association à l’échelle du génome (GWAS).
Les scientifiques ont systématiquement construit des PRS spécifiques à la maladie pour 24 maladies. Ils couvraient de nombreuses maladies non transmissibles chez les adultes et comparaient le PRS et le FH. Les auteurs ont signalé que PRS et FH étaient des mesures indépendantes et non interchangeables de la susceptibilité génétique. Ils ont fourni des informations complémentaires et indépendantes sur toutes les maladies héréditaires sensibles étudiées.
Principales conclusions
Le PRS a pu expliquer, en moyenne, 10 % de l’effet du FH1st ; cependant, FH1st n’expliquait que 3 % des PRS. Les chercheurs ont découvert que les PRS ne dépendent pas de l’apparition précoce et tardive de l’HF. Le PRS a stratifié le risque chez les individus avec et sans FH positif. Cette étude rapporte qu’un PRS est associé à un risque considérablement élevé, tandis qu’un faible PRS équilibre l’effet de la FH.
Le résultat de l’étude actuelle est conforme aux études précédentes qui ont rapporté une atténuation modérée de l’effet de l’ajustement FH pour PRS dans le cancer, la dépression et les maladies cardiométaboliques. Cette étude a présenté de nouvelles données qui appuient l’utilisation de PRS pour améliorer l’évaluation des risques de plusieurs maladies de santé publique.
Les scientifiques ont expliqué la raison derrière les effets indépendants de la PRS et de la FH. Ils ont déclaré que FH ne considère que les expositions non génétiques et les comportements partagés par les familles. Cependant, dans le cas du PRS, il capture les combinaisons uniques de chaque personne de variantes génétiques communes associées à la maladie, que les parents ne partagent pas. Bien que les PRS puissent être étudiées tout au long de la vie, quelles que soient les phases de la vie, la FS dépend fortement des événements pathologiques survenus chez les proches dans des conditions réelles.
La principale conclusion de cette étude, à savoir l’effet indépendant de la PRS et de la FH, est également cohérente avec les études précédentes qui ont rapporté la survenue de cancers du sein et de l’ovaire chez les porteuses des mutations BRCA1 et BRCA2. Grâce aux informations sur la FH, les chercheurs ont révélé que les PRS pouvaient être utilisés efficacement pour l’évaluation des risques de cancer de la prostate, du sein et colorectal. Actuellement, les cliniciens utilisent la FH pour évaluer le risque de glaucome chez les patients souffrant d’hypertension oculaire. L’HF est couramment utilisée pour évaluer le risque de maladie coronarienne et de diabète de type 2. Un PRS plus élevé peut identifier les individus qui peuvent bénéficier de traitements préventifs pour les deux maladies.
Conclusion
L’étude actuelle présente de nombreux points forts, notamment une évaluation systématique et complète de l’HF à l’aide de données volumineuses obtenues auprès de FinnGen. Cela a permis une comparaison systématique du risque polygénique et FH à travers 24 maladies. Une deuxième force de l’étude est que les résultats ont été validés par la théorie génétique quantitative. L’une des principales limites de cette étude est qu’elle se limite aux personnes d’ascendance européenne. Il rapporte que les effets de la FH et des PRS à l’échelle du génome sont pour la plupart indépendants. Les auteurs rapportent en outre que le risque polygénique et l’HF ne sont pas des mesures interchangeables de la susceptibilité génétique. Au lieu de cela, ils offrent des informations complémentaires, qui peuvent être utilisées efficacement pour évaluer le risque héréditaire.
*Avis important
medRxiv publie des rapports scientifiques préliminaires qui ne sont pas évalués par des pairs et, par conséquent, ne doivent pas être considérés comme concluants, guider la pratique clinique/les comportements liés à la santé, ou traités comme des informations établies.
















