Des chercheurs suédois testent si un régime MIND sain pour le cerveau peut être adopté de manière réaliste par les adultes obèses, jetant ainsi les bases de futurs essais reliant l’alimentation, la santé intestinale et le bien-être mental.
Étude : Explorer l'interaction entre l'alimentation, l'obésité, la santé mentale et le microbiote intestinal : l'étude d'intervention MIND-GUT, protocole d'étude. Crédit d'image : Tijana Moraca/Shutterstock
Dans un protocole d'étude récent publié dans la revue Frontières de la nutritionles chercheurs ont décrit une enquête en cours visant à déterminer si une intervention méditerranéenne-DASH pour le retard neurodégénératif (ESPRIT) le régime alimentaire est pratique, acceptable et réalisable pour les adultes obèses.
Les résultats de cette étude fourniront des données de faisabilité et des preuves préliminaires pour éclairer les futurs essais examinant les liens entre l'alimentation, le microbiome intestinal, la santé mentale et l'obésité, orientant ainsi les stratégies visant à promouvoir le bien-être physique et psychologique.
Sommaire
Liens sur l'obésité, la santé mentale et l'alimentation
Les troubles de santé mentale et l’obésité vont souvent de pair et contribuent considérablement à la souffrance personnelle et aux coûts de santé publique. Les voies reliant ces pathologies restent floues, mais de plus en plus de preuves suggèrent que l’alimentation joue un rôle significatif à la fois dans la gestion du poids et dans le bien-être émotionnel.
En Suède, la prévalence du surpoids et de l’obésité n’a cessé d’augmenter au cours des deux dernières décennies, en particulier chez les jeunes adultes. Plus de la moitié des adultes suédois ont désormais un poids santé, avec des différences marquées selon le sexe, le pays de naissance et le niveau d'éducation. Ces tendances soulignent la nécessité de stratégies préventives portant à la fois sur la santé physique et mentale.
La perte de poids induite par l’alimentation a été associée à une amélioration de l’humeur chez les personnes obèses, mais des avantages psychologiques peuvent également découler des interactions entre l’alimentation et le microbiote. Les habitudes alimentaires façonnent le microbiome intestinal, qui est impliqué dans la régulation métabolique et dans les voies liées au stress et à l’humeur.
Justification et composants du régime MIND
L'intervention méditerranéenne-DASH pour le retard neurodégénératif (ESPRIT) le régime donne la priorité aux aliments riches en antioxydants, en fibres et en graisses saines qui soutiennent la santé cognitive et intestinale. Plutôt que de combiner pleinement Méditerranée et TIRET Dans le cadre de régimes alimentaires, le régime MIND met l'accent de manière sélective sur les composants considérés comme bénéfiques pour la santé cérébrale et métabolique. S’il s’avère pratique et acceptable, ce modèle pourrait favoriser la perte de poids et le bien-être mental en Suède.
Conception de l'essai et éligibilité des participants
Le ESPRIT-INTESTIN L'étude est un essai clinique randomisé avec deux bras : un groupe d'intervention sur le régime MIND et un groupe témoin recevant des conseils standard en matière d'alimentation saine. Au total, 126 adultes obèses âgés de 25 à 50 ans seront recrutés dans les cliniques de soins primaires et la communauté de la région de Västra Götaland en Suède. La taille de l'échantillon permet des estimations de faisabilité robustes tout en tenant compte des abandons attendus.
Les participants doivent avoir un indice de masse corporelle (IMC) d'au moins 30 kg/m², accès à Internet et volonté d'effectuer toutes les démarches. Si le recrutement est difficile, le seuil d'IMC peut être abaissé à 27 kg/m². Les critères d'exclusion incluent les conditions ou les traitements susceptibles d'interférer avec le changement alimentaire, la composition du microbiote intestinal ou les résultats en matière de santé mentale, tels que l'utilisation de médicaments amaigrissants, le diabète ou le syndrome des ovaires polykystiques. L'approbation éthique a été obtenue et les procédures de consentement éclairé ont mis l'accent sur la confidentialité et l'autonomie.
Intervention et collecte de données
Au départ et à 12 semaines, le personnel formé collectera des mesures physiques, notamment le poids, la taille, la composition corporelle, la tension artérielle et les tours de taille et de hanche. Les participants rempliront des questionnaires en ligne évaluant les données démographiques, les comportements liés au mode de vie, le bien-être psychosocial, les attitudes alimentaires, les symptômes intestinaux et l'apport alimentaire.
Les résultats en matière de santé mentale sont évalués à l'aide d'instruments d'auto-évaluation validés mesurant l'anxiété, les symptômes dépressifs et le stress perçu plutôt que des diagnostics cliniques. L'observance est mesurée à l'aide d'une liste de contrôle alimentaire simplifiée ciblant les composants clés du régime MIND au départ, à la semaine 6 et à la semaine 12.
Les participants à l'intervention reçoivent un plan de repas structuré MIND-diet mettant l'accent sur les légumes-feuilles, les baies, l'huile d'olive, les grains entiers, les légumineuses, les noix, la volaille et le poisson. L'apport énergétique quotidien est plafonné à 2 300 kcal pour les hommes et 1 900 kcal pour les femmes. Les participants témoins reçoivent des conseils diététiques standard alignés sur les directives suédoises sans composants MIND ciblés.
Les deux groupes sont encouragés à limiter l’alcool et à éviter les boissons gazeuses, et tous deux reçoivent régulièrement des rappels, des newsletters et des consultations pour soutenir la rétention. Après 12 semaines, les participants passent des entretiens qualitatifs explorant l'acceptabilité, les obstacles et les suggestions d'amélioration.
Échantillonnage du microbiome et résultats de l’étude
Les participants fournissent des échantillons de selles au départ, à la semaine 6 et à la semaine 12 pour capturer la dynamique du microbiome. Les échantillons sont conservés à la maison et différés en cas de maladie récente, de fièvre, de diarrhée ou d'utilisation d'antibiotiques pouvant affecter les résultats. Le traitement en laboratoire est randomisé pour réduire les effets de lot.
Les principaux résultats comprennent l'observance, la rétention et l'acceptabilité. Les critères de jugement secondaires incluent des modifications du microbiote intestinal, de l'anxiété, des symptômes dépressifs, du stress perçu, du poids, de la masse grasse, du rapport taille/hanches et IMC. Les analyses sont exploratoires et destinées à éclairer les futurs essais d’efficacité.
Pertinence pour la santé publique et orientations futures
Ce protocole évalue si une intervention basée sur le régime MIND peut être mise en œuvre de manière réaliste chez les adultes obèses, une étape nécessaire avant de généraliser les interventions ciblant à la fois la santé physique et mentale.
Si cela est réalisable, cette approche pourrait éclairer les stratégies alimentaires personnalisées et les politiques de santé publique promouvant une alimentation saine pour le cerveau. En intégrant la qualité de l’alimentation, le bien-être émotionnel et le microbiote intestinal, l’étude vise à fournir des preuves fondamentales pour de futurs essais à grande échelle portant sur de multiples dimensions de la santé liée à l’obésité.























