Des chercheurs de l'école de médecine Icahn du mont Sinaï ont publié une étude pivot dans Génétique de la nature (DOI: 10.1038/s41588-024-01917-1) qui met en lumière une nouvelle variante génétique associée aux capacités intellectuelles et aux résultats scolaires. Cette découverte offre de nouvelles perspectives sur le diagnostic de la déficience intellectuelle et sur les pistes thérapeutiques potentielles.
L'étude révèle l'impact significatif des répétitions en tandem (séquences d'ADN dans lesquelles un motif de nucléotides est répété plusieurs fois de manière tête-bêche sur un chromosome) sur le fonctionnement intellectuel.
Le génome contient une myriade de ces répétitions en tandem qui, lorsqu'elles se développent, peuvent perturber la fonction des gènes. Nos recherches mettent en lumière la manière dont ces caractéristiques génétiques jusqu'alors sous-estimées peuvent avoir un impact profond sur l'intelligence humaine.
Andrew Sharp, PhD, professeur de génétique et de sciences génomiques à Icahn Mount Sinai et auteur principal de l'étude
Les répétitions en tandem peuvent être comparées à des phrases du livre du génome humain qui sont répétées plusieurs fois. Un nombre excessif de ces répétitions peut conduire à une perturbation des instructions génétiques, impactant le développement et les capacités cognitives d'un individu, affirment les chercheurs.
En utilisant un profilage avancé de la méthylation de l'ADN et un génotypage, l'équipe de recherche a identifié une expansion répétée d'une séquence nucléotidique spécifique, composée d'une série de bases de guanine (G) et de cytosine (C) suivies d'une autre base de cytosine (C) (GCC), dans le AFF3 gène qui est étroitement associé au niveau d'éducation. Cette découverte pourrait expliquer la base génétique d'au moins 0,3 pour cent des cas de déficience intellectuelle, améliorant ainsi la précision des tests et diagnostics génétiques.
L'approche d'association à l'échelle du phénome de l'étude, qui relie les variantes génétiques aux phénotypes humains, souligne les implications plus larges de ces variations génétiques sur la santé publique. « Identifier les AFF3« L’expansion en tant que facteur contribuant à la déficience intellectuelle est une étape vers des diagnostics plus précis et plus rapides », a noté le Dr Sharp.
Les recherches futures devraient s’appuyer sur ces résultats. Bien que l’étude actuelle se concentre sur un nombre limité d’expansions de répétitions en tandem, le génome humain en contient des centaines de milliers, dont beaucoup sont susceptibles de jouer un rôle dans la maladie, a expliqué le Dr Sharp. L’équipe prévoit d’élargir ses recherches pour explorer davantage de ces expansions de répétitions, approfondissant ainsi notre compréhension de leur prévalence et de leur impact sur la population humaine.

















