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Actualités médicales

Une nouvelle option thérapeutique pour la maladie de Paget extramammaire HER2-positive

Un nouveau test peut évaluer rapidement et facilement l'efficacité des anticorps contre les variantes de COVID-19

L'article de recherche présente une évaluation complète du statut du récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (HER2) dans la maladie de Paget extramammaire (EMPD) et explore le potentiel thérapeutique du disitamab vedotin (DV), un nouveau conjugué anticorps-médicament (ADC) anti-HER2 humanisé, pour cet adénocarcinome rare.

L'EMPD apparaît généralement dans la peau riche en glandes apocrines et peut être classée comme primaire ou secondaire, cette dernière indiquant la propagation intraépithéliale d'un carcinome viscéral sous-jacent. La chirurgie est un traitement courant de l'EMPD intraépithéliale, tandis que la chimiothérapie et la thérapie ciblée sont envisagées pour les cas avancés.

La surexpression ou l'amplification de HER2 est un indicateur connu de mauvais pronostic dans diverses tumeurs malignes et a déjà été étudiée dans le cadre de la MPEM, bien que dans des échantillons de taille limitée. Les taux de surexpression de HER2 dans la MPEM ont varié considérablement d'une étude à l'autre. La recherche actuelle comble cette lacune en menant une étude rétrospective portant sur 129 cas de MPEM dans trois centres médicaux, visant à évaluer le statut de HER2 par coloration immunohistochimique (IHC) et analyse par hybridation in situ en fluorescence (FISH).

L'étude a révélé que l'expression de la protéine HER2 était détectée dans une proportion significative de cas, avec des scores variables indiquant différents niveaux d'expression. Notamment, la présence de scores HER2 2+ et 3+ était légèrement plus fréquente dans les cas de MPME invasive que dans les cas de MPME intraépithéliale. De plus, une fréquence plus élevée de métastases ganglionnaires était associée aux scores HER2 2+/3+, suggérant une corrélation entre les niveaux d'expression de HER2 et l'agressivité de la maladie.

L'étude fait également état de l'utilisation de DV chez deux patients atteints d'EMPD avancée qui n'avaient pas répondu à la chimiothérapie. Les deux patients ont présenté des réponses partielles au traitement par DV, évaluées à l'aide des critères RECIST 1.1 modifiés. Cette découverte suggère que même les patients présentant de faibles niveaux d'expression de HER2 peuvent bénéficier d'une thérapie ciblant HER2, élargissant ainsi la population potentielle de patients pour de tels traitements.

L'étude souligne l'importance de HER2 comme cible thérapeutique potentielle dans la MPEM et souligne la nécessité de poursuivre les recherches sur les thérapies ADC ciblant HER2 comme DV. Les résultats de l'étude indiquent qu'une proportion significative de cas de MPEM présentent une expression de HER2, ce qui étaye l'utilisation potentielle de thérapies ciblant HER2 chez ces patients. Les points forts de l'étude comprennent sa conception multicentrique et son accent sur les faibles niveaux d'expression de HER2 dans la MPEM, qui n'ont pas été explorés de manière approfondie dans les recherches précédentes.

En conclusion, l'étude apporte des informations précieuses sur le rôle de HER2 dans la MPEM et sur l'application potentielle de la thérapie ADC ciblant HER2, en particulier DV, dans le traitement de cette tumeur maligne rare. Les résultats suggèrent que l'expression de HER2, même à de faibles niveaux, peut être ciblée par DV, offrant une nouvelle perspective sur le traitement de la MPEM. D'autres recherches et essais cliniques sont nécessaires pour évaluer l'efficacité et la sécurité de la thérapie ADC dans une cohorte plus large de patients atteints de MPEM.

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