Dans une étude récente publiée dans le Maladies infectieuses émergentes journal, les chercheurs ont enquêté sur les réinfections par la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).
Les réinfections par le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2) sont définies comme un test positif de réaction en chaîne par polymérase (PCR) ou un test antigénique rapide détecté 60 jours après la détection de la PCR positive précédente ou du test antigénique rapide. Cependant, des rapports émergents montrent que des réinfections de la variante SARS-CoV-2 Omicron BA.1 pourraient survenir dans les 60 jours suivant le diagnostic avec la variante Delta. De plus, des études ont également révélé que des réinfections par Omicron BA.2 ont été signalées 60 jours après le diagnostic d’Omicron BA.1 chez de jeunes individus non vaccinés. Par conséquent, la réinfection doit être redéfinie car elle affecte par la suite les politiques de retest.
À propos de l’étude
Dans la présente étude, les chercheurs ont évalué la définition de cas des réinfections au COVID-19 et leur impact sur les politiques de retest.
L’équipe a signalé un cas impliquant un enfant de 10 ans immunocompétent qui n’avait aucun antécédent médical notable et n’était pas vacciné contre le COVID-19. Le patient a été testé positif à la PCR pour la variante SARS-CoV-2 Delta le 3 décembre 2021. La mère et le frère du patient ont également été testés positifs au COVID-19 mais ont tous deux été vaccinés. Les trois patients ont présenté de légers symptômes de COVID-19.
En raison d’une blessure liée au sport, l’enfant a été hospitalisé pour une intervention chirurgicale le 1er janvier 2022. Le dépistage COVID-19 effectué avant l’opération a révélé que le patient était positif pour l’infection par le SRAS-CoV-2 avec la variante Omicron BA.1. L’équipe a noté que la réinfection BA.1 n’avait été diagnostiquée que 39 jours après le précédent diagnostic Delta. Le patient était pauci-symptomatique tout au long de la réinfection. Le dépistage de l’infection chez le frère du patient a révélé une faible charge virale alors que la mère était négative au COVID-19.
Pour étudier ce cas clinique dans une perspective épidémiologique plus large, l’équipe a évalué l’incidence de la réinfection précoce par Omicron BA.1 après des antécédents d’infection Delta et la réinfection par Omicron BA.2 après infection par BA.1 dans un cadre communautaire. L’équipe a comparé le statut vaccinal et l’âge des 96 patients qui ont signalé une réinfection précoce avec les taux de vaccination signalés pour les groupes d’âge correspondants dans la même zone géographique.
Résultats
Entre le 1er décembre 2021 et le 7 février 2022, l’équipe a noté que les infections de la variante SARS-CoV-2 Delta ont été remplacées par des infections Omicron BA.1, car près de 59 515 patients ont été testés positifs au COVID-19. Parmi ces patients, 0,15% avaient le gène SARS-CoV-2 spike (S) dans leur premier échantillon détecté à l’aide d’un test PCR qui suggérait la présence de la variante Delta dans l’échantillon. Cependant, une défaillance de la cible du gène S (SGTF) a été détectée dans le deuxième échantillon positif au COVID-19 collecté au cours de la période, ce qui a indiqué une réinfection par Omicron BA.1 peu après l’infection par Delta.
De même, la période entre le 1er janvier et le 10 mars 2022 a été caractérisée par le remplacement de la variante Omicron BA.1 par la variante BA.2. Au cours de cette période, près de 58 166 patients ont été testés positifs pour COVID-19. Parmi ceux-ci, 0,01% des premiers échantillons collectés présentaient du SGTF alors qu’un gène S a été retrouvé dans le deuxième échantillon positif. Cela indiquait une réinfection par BA.2 après le diagnostic d’infection par BA.1.
L’équipe a observé qu’en comparaison avec les tranches d’âge de la population générale, les patients qui ont signalé des réinfections précoces étaient plus susceptibles d’être vaccinés, partiellement non vaccinés ou vaccinés mais non stimulés. De plus, la durée médiane entre la détection de deux échantillons positifs infectés par des variants distincts était de 47 jours.
Les données recueillies par l’équipe ont révélé qu’une réinfection par Omicron BA.1 diagnostiquée moins de 60 jours après une précédente infection par le variant Delta et une réinfection par Omicron BA.2 détectée après une infection par BA.1 peuvent survenir chez des individus jeunes et non vaccinés. Parmi les groupes de patients plus âgés, les personnes qui n’étaient pas vaccinées ou qui avaient reçu l’une ou l’autre des vaccinations de base mais aucune dose de rappel étaient plus sensibles aux réinfections par rapport aux patients qui avaient été vaccinés avec leur première dose de rappel. L’équipe a également observé que les réinfections présentent généralement des symptômes bénins de la maladie et ne nécessitent pas d’hospitalisation.
Conclusion
Dans l’ensemble, l’étude a montré que le remplacement viral complet continuera d’avoir un impact sur la durée ainsi que sur l’efficacité de la vaccination et des réponses immunitaires. Par conséquent, le retest des patients ayant des antécédents d’infection par le SRAS-CoV-2 dans des conditions de circulation variante soutenue est limité. Cependant, en cas de dérive antigénique entraînant un changement de variantes prédominantes, l’intervalle minimum de test ne doit pas être pris en compte pour la détection rapide des réinfections au COVID-19.















