Un nouveau document de recherche a été publié dans le volume 17, numéro 9 de Vieillissement-États-Unis le 17 septembre 2025, intitulé « L'épuisement de la protéine de liaison aux télomères TRF1 conduit à des souris plus maigres avec des profils métaboliques modifiés ».
Dans cette étude dirigée par la première auteure Jessica Louzame Ruano et l'auteur correspondant Maria A. Blasco du Centre national espagnol de lutte contre le cancer (CNIO), les chercheurs ont étudié le rôle de TRF1, une protéine connue pour protéger les télomères, dans la régulation du métabolisme du corps entier. Les résultats suggèrent que TRF1 influence la santé métabolique par le biais de mécanismes sans rapport avec sa fonction connue dans la maintenance des télomères.
L’obésité et les troubles métaboliques constituent des problèmes de santé majeurs, surtout à mesure que les gens vieillissent. Pour explorer le rôle de TRF1 au-delà de la protection des télomères, l'équipe de recherche a étudié à la fois des souris normales et des souris génétiquement modifiées dépourvues de TRF1. Les souris sans TRF1 sont restées plus maigres au fil du temps, ont résisté à l’accumulation de graisse et ont montré des taux de sucre dans le sang et d’insuline plus sains que les souris normales. Il est important de noter que ces avantages se sont produits sans aucun raccourcissement détectable des télomères.
La composition corporelle plus maigre chez les souris déficientes en TRF1 n’était pas due à une réduction de l’apport alimentaire ou à une activité physique accrue. Au lieu de cela, la perte de graisse semble résulter de changements biologiques dans la façon dont l’énergie est traitée et stockée. Les souris mâles sans TRF1 prenaient moins de poids et présentaient des taux de cholestérol LDL inférieurs, même avec un régime riche en graisses. Les souris femelles ont présenté des effets plus légers, reflétant les différences connues en matière de susceptibilité à l’obésité induite par l’alimentation, basées sur le sexe. Cela souligne l’importance d’inclure les deux sexes dans la recherche métabolique.
« Les principales voies métaboliques liées à la production d'énergie et à la régulation de l'homéostasie du métabolisme ont également été trouvées régulées négativement chez les souris déficientes en Trf1. »
L'analyse de l'expression génique dans le foie a révélé des changements dans plusieurs voies clés. Les gènes liés à la production de graisse, à la production d’énergie et à la croissance musculaire étaient régulés négativement, tandis que les gènes liés à l’inflammation et à la synthèse du cholestérol étaient régulés positivement. Les souris ont également montré des signes d’une dépense énergétique plus élevée et un passage de l’utilisation des graisses aux protéines comme source d’énergie, probablement en raison de leurs réserves réduites de graisses. Cependant, certaines souris plus âgées ont développé un léger stress hépatique, notamment une fibrose et des lésions de l'ADN, ce qui suggère un possible compromis à long terme.
Dans l’ensemble, cette étude élargit la compréhension de la façon dont les protéines liées aux télomères influencent plus que le simple vieillissement cellulaire. En identifiant un lien entre TRF1 et le métabolisme, la recherche ouvre de nouvelles possibilités pour cibler TRF1 ou ses voies pour lutter contre l'obésité et les affections associées. D’autres études sont néanmoins nécessaires pour clarifier comment TRF1 affecte le développement des graisses et si des effets similaires se produisent chez l’homme.

















