Un nouveau document de recherche a été publié dans Vieillissement (répertorié par MEDLINE/PubMed comme « Aging (Albany NY) » et « Aging-US » par Web of Science), Volume 16, Numéro 20 le 17 octobre 2024, intitulé « L'hélicase RECQ du syndrome de Werner participe et dirige la maintenance de les complexes protéiques de l'hétérochromatine constitutive dans les cellules humaines en prolifération.
Des chercheurs du Département de médecine et de pathologie de laboratoire de l'Université de Washington ont découvert que le gène du syndrome de Werner (WRN), lié au vieillissement prématuré, joue un rôle crucial dans le maintien de l'organisation cellulaire et de la stabilité de l'ADN. Leur étude montre que la perte de la fonction WRN perturbe les interactions protéiques essentielles, accélérant potentiellement le vieillissement à mesure que les cellules perdent leur intégrité structurelle.
Le syndrome de Werner est une maladie génétique rare qui provoque un vieillissement accéléré en raison de mutations du gène WRN, qui perturbent les fonctions cellulaires normales. Le gène WRN est généralement responsable de tâches essentielles telles que la réparation, la réplication et le maintien des télomères de l'ADN, les capuchons protecteurs de l'ADN qui se raccourcissent avec l'âge. Cependant, la manière exacte dont la perte de WRN entraîne un vieillissement plus rapide n’est pas encore entièrement comprise.
Dans cette étude, les chercheurs Pavlo Lazarchuk, Matthew Manh Nguyen, Crina M. Curca, Maria N. Pavlova, Junko Oshima et Julia M. Sidorova ont découvert qu'au-delà de ses rôles connus, le gène WRN est également essentiel au maintien d'une structure spécialisée dans le noyau cellulaire appelé hétérochromatine constitutive (CH). CH est une forme dense d’ADN qui maintient certaines parties du génome stables et « éteintes », protégeant ainsi contre les changements indésirables. Dans les cellules dépourvues de WRN, la structure CH devient désorganisée, entraînant une instabilité de l'ADN et une accélération du vieillissement cellulaire.
Une autre découverte importante est que la perte de WRN affecte l’enveloppe nucléaire, la membrane entourant l’ADN, qui abrite des protéines essentielles comme le récepteur Lamin B1 et la Lamin B (LBR). Ces protéines ancrent l’hétérochromatine (CH) constitutive à la membrane nucléaire, aidant ainsi à maintenir l’ADN compact et stable. Sans WRN, cet ancrage s'affaiblit et la structure interne de la cellule commence à ressembler à celle des cellules vieillissantes.
« Notre étude met en évidence le WRN en tant que contributeur à l'intégrité du CH et souligne les niveaux et la distribution modifiés du LBR en tant que mécanisme médiateur. »
En identifiant le rôle du WRN dans l'organisation de l'intérieur de la cellule, cette étude offre une nouvelle perspective sur l'instabilité génomique liée à l'âge, où l'ADN devient plus sujet aux dommages.
En conclusion, cette recherche met en évidence l’importance de structures cellulaires stables dans le ralentissement du vieillissement, ouvrant potentiellement la voie à de futurs traitements ciblant les voies WRN pour protéger l’intégrité de l’ADN et lutter contre le vieillissement prématuré. Ces nouvelles connaissances pourraient également éclairer les thérapies contre les maladies liées à l’âge.

















