La recherche suggère que les médias sociaux, les jeux vidéo et les SMS peuvent contribuer à des symptômes maniaques au début de l'adolescence, soulignant la nécessité d'interventions ciblées en santé mentale.
Étude: Temps d'écran et symptômes maniaques chez les premiers adolescents: résultats prospectifs de l'étude de développement cognitif du cerveau des adolescents. Crédit d'image: Vesna cvorvic / shutterstock.com
Une étude récente publiée dans Psychiatrie sociale et épidémiologie psychiatrique examine l'association entre le temps d'écran excessif et les symptômes maniaques au début de l'adolescence.
Sommaire
Le temps d'écran provoque-t-il des épisodes maniaques?
Les estimations actuelles indiquent que l'adolescent moyen passe plus de huit heures par jour en utilisant des écrans aux États-Unis, ce qui représente près de deux fois par rapport à la pandémie de la maladie du coronavirus 2019 (Covid-19). L'augmentation du temps d'écran chez les adolescents s'est accompagnée d'une augmentation des problèmes de santé mentale, avec environ 29% des jeunes américains qui connaissent actuellement des problèmes de santé mentale.
Malgré ces observations, l'association entre les symptômes maniaque et le temps d'écran à l'adolescence reste incertaine. Les symptômes maniaques comprennent des sentiments de haute énergie, une humeur ravie ou irritable, une importance extrême, un peu de sommeil, des comportements impulsifs facilement distraites, ayant des pensées ou qui passent d'un sujet à un autre, têtu et exagérant dans des activités agréables.
Le trouble du spectre bipolaire (BSD), qui commence souvent pendant l'adolescence, est diagnostiqué sur la base d'épisodes maniaques et hypomaniques. Le début précoce du BSD est associé à des pronostics pires et à une gravité accrue des symptômes.
Le BSD commence probablement par l'hyperréactivité aux activités ou aux idées qui se concentrent sur la réalisation et la récompense des objectifs. En conséquence, l'individu affecté est excessivement motivé pour rechercher des récompenses.
L'utilisation d'écran problématique (PSU) chez les adolescents est associée à une présentation similaire à la dépendance et à la sensibilité anormale à la récompense. La corrélation du PSU avec un mauvais sommeil peut indiquer le rôle des rythmes corporels perturbés dans le déclenchement du BSD. Inversement, les symptômes maniaques peuvent contribuer à une utilisation accrue d'écran à l'adolescence.
Des études antérieures ont rapporté que les adultes avec une consommation de téléphone addictive étaient plus susceptibles d'avoir un trouble bipolaire. Néanmoins, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer la relation entre le BSD et l'utilisation d'écran à l'adolescence.
À propos de l'étude
Dans la présente étude, les chercheurs ont identifié des associations, le cas échéant, entre le temps d'écran et les symptômes maniaques chez les adolescents, et si une utilisation problématique caractérisée par la dépendance, les conflits, la rechute et le retrait contribue à cette association.
Des données ont été obtenues auprès de l'étude sur le développement cognitif du cerveau des adolescents, qui comprenait 9 243 participants entre 10 et 11 ans. Six types différents d'utilisation d'écran ont été évalués par un enquête autodéclarée au cours de la première année de l'étude, dont la télévision, les jeux vidéo, les SMS, la recherche de vidéos, le chat vidéo et les médias sociaux.
Résultats de l'étude
L'analyse a identifié une corrélation entre l'augmentation du temps d'écran et le risque de symptômes maniaques après un an. Cette association a été observée pour le temps d'écran global, ainsi que pour les médias sociaux, les vidéos, les SMS et les jeux vidéo. Les SMS et les médias sociaux étaient le plus fortement associés aux symptômes maniaques, même après ajustement pour les facteurs de confusion.
L'utilisation problématique des médias sociaux peut expliquer 48% du risque accru de symptômes maniaques, tandis que l'utilisation du jeu vidéo assure 58% de ce risque. La durée du sommeil au cours de la deuxième année représente 9% du risque de symptômes maniaques.
Mécanismes potentiels
La gratification instantanée et la réponse à l'action des utilisateurs sont caractéristiques de l'utilisation d'écran, en particulier les médias sociaux et les jeux vidéo. Les plateformes de médias sociaux et de jeux vidéo sont conçues pour renforcer leur utilisation; Par conséquent, s'engager avec ces programmes conduit à la libération de dopamine dans le cerveau. Les épisodes maniaques sont également associés à des niveaux élevés de dopamine, indiquant ainsi un éventuel mécanisme partagé.
La privation de sommeil et les habitudes de sommeil irrégulières peuvent aggraver les symptômes maniaques et surstimuler des circuits de récompense déjà activés pour intensifier ces symptômes.
Implications pour le bien-être mental des adolescents
Les résultats de l'étude indiquent que la limitation de l'engagement d'écran chez les utilisateurs des adolescents pourrait aider à prévenir les symptômes maniaques qui prédisent l'apparition du BSD. Alternativement, l'identification précoce des symptômes maniaques pourrait cibler les personnes qui bénéficieraient d'une prévention secondaire.
La présente étude souligne la nécessité d'interventions ciblées pour prévenir les habitudes malsaines et encourager la résilience chez les jeunes adolescents. Par exemple, une étude précédente a rapporté que les programmes de littératie numérique de l'école primaire ont conduit à de multiples changements de comportement sains, notamment une réduction du temps d'écran.
Conclusions
L'utilisation d'écran problématique peut être une cible pour la prévention de la santé mentale et les efforts d'intervention précoce chez les adolescents. « .
Des études futures sont nécessaires pour clarifier si les symptômes maniaques associés à une utilisation excessive d'écran se produisent grâce à des changements psychologiques, neurologiques, biologiques, sociaux et comportementaux sous-jacents. Ces données pourraient faciliter le développement d'interventions optimales pour améliorer la santé des adolescents et des adultes.






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