Il a été démontré que la marche régulière réduit le risque de diabète de type 2 (DT2) ; cependant, on sait peu de choses sur la vitesse de marche précise associée à ce risque réduit. Pour combler cette lacune dans la recherche, une étude récente Journal britannique de médecine du sport L’étude étudie l’association entre le risque de DT2 et la vitesse de marche.
Étude: Vitesse de marche et risque de diabète de type 2 : une revue systématique et une méta-analyse. Crédit d’image : PeopleImages.com – Yuri A/Shutterstock.com
Sommaire
Arrière-plan
À l’échelle mondiale, le DT2 est reconnu comme l’un des troubles métaboliques les plus courants. Le nombre d’adultes atteints de DT2 dans le monde devrait atteindre 783 millions d’ici 2045, contre 537 millions actuellement estimés.
Les programmes d’exercices structurés et l’activité physique sont essentiels à la prévention du diabète. Des recherches antérieures ont documenté une réduction du risque de DT2 de 35 % chez les personnes physiquement actives.
Fait intéressant, la marche fréquente était associée à un risque inférieur de 15 % de DT2. La marche est une activité physique simple et peu coûteuse qui procure de nombreux avantages sur le plan mental, social et pour la santé.
La vitesse de marche est une mesure fiable de l’état de santé général et un indicateur crucial de la capacité fonctionnelle. Par rapport à la marche lente, la marche plus rapide peut avoir de plus grands bienfaits pour la santé, comme le démontrent plusieurs études ; cependant, il n’existe pas de consensus sur la vitesse de marche qui présente le risque le plus faible de DT2.
À propos de l’étude
La présente étude est une revue systématique et une méta-analyse utilisant des données provenant de différentes sources, notamment Scopus, PubMed, CENTRAL et Web of Science, jusqu’au 30 mai 2023. Pour calculer le risque relatif (RR) et la différence de risque (RD), des méta-analyses à effets aléatoires ont été utilisées.
Les outils GRADE) et Instrument pour évaluer la crédibilité des analyses de modification des effets (ICEMAN) ont été utilisés pour évaluer la certitude et la crédibilité des preuves et des différences entre les sous-groupes.
Principales conclusions
La marche moyenne et assez rapide est corrélée à un risque modérément plus faible de DT2. Il n’existait que des preuves modérées indiquant que la marche rapide était corrélée à un risque inférieur de 39 % de DT2, soit 2,24 cas de moins pour 100 individus. De plus, le risque de DT2 diminuait de 9 % pour chaque augmentation d’un km/heure de la vitesse de marche.
Quel pourrait être le mécanisme sous-jacent à cette association ? La vitesse de marche indique la capacité fonctionnelle. De plus, les personnes capables de marcher rapidement participent potentiellement davantage à des activités physiques quotidiennes, ce qui constitue un autre facteur réduisant le risque de DT2. Ces personnes sont également plus susceptibles d’avoir une meilleure forme cardiorespiratoire. D’autres mécanismes pourraient être liés à une plus grande force musculaire, à une augmentation de la stimulation des fonctions physiologiques, à un poids corporel plus faible et à un tour de taille.
Les preuves fournies dans une étude récente basée sur la biobanque du Royaume-Uni suggèrent que le rythme de marche est aussi important que la durée de la marche pour réduire le risque de DT2. Les directives actuelles de santé publique pour les patients atteints de DT2 n’incluent aucune instruction sur la vitesse de marche. Les preuves existantes plaident en faveur de l’intégration de telles recommandations dans les orientations de santé publique.
On ne sait toujours pas si la vitesse de marche est un facteur causal de l’état de santé. Les recherches futures devraient explorer cette question et, si cela est prouvé, il existe de solides arguments en faveur de la conception de stratégies visant à encourager les gens à marcher d’un bon pas, en fonction de leurs capacités physiques. Les preuves actuelles suggèrent une association entre des vitesses de marche plus rapides allant jusqu’à huit km/heure et une réduction exponentielle du risque de DT2.
Une analyse dose-réponse a montré que le risque de DT2 n’était pas modifié de manière significative jusqu’à ce qu’une vitesse de marche de quatre km/heure soit atteinte. Le risque a ensuite diminué de manière linéaire entre quatre et huit km/heure, indiquant ainsi que quatre km/heure est probablement le rythme minimum pour réduire le risque de DT2, équivalent à 100 pas/min pour les femmes et 87 pas/min pour les hommes.
Conclusions
La marche assez rapide et la marche rapide/à grands pas diminuent le risque de DT2 chez l’adulte. Bien qu’augmenter la durée de la marche soit bénéfique, il est conseillé d’encourager les gens à marcher à vitesse rapide.
La présente étude a exploité la séquence temporelle des résultats et de l’exposition, qui sont relativement moins affectées par les biais de sélection et de rappel. Un autre point fort de cette étude réside dans le grand nombre d’analyses de sous-groupes permettant de garantir l’exhaustivité et la robustesse des résultats.
L’une des limites de l’analyse était que de nombreuses études sous-jacentes présentaient de profondes différences entre les sous-groupes, ce qui rendait difficile la comparaison de leurs résultats. Il pourrait également y avoir une causalité inverse, dans la mesure où les personnes ayant une vitesse de marche plus rapide pourraient être en meilleure forme physique et avoir un meilleur état de santé global.
Des études futures sont nécessaires pour déterminer l’impact des facteurs de confusion potentiels.

















