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La dépression légère vaincue par le millepertuis

par Ma Clinique
2 mai 2022
dans Médecines douces, À la une
Temps de lecture : 5 min
La dépression légère vaincue par le millepertuis

La dépression légère vaincue par le millepertuis

Sommaire

  • Le problème de santé
  • Les études de référence
  • Descriptif de la méthode
  • Les mécanismes d’action
  • Bénéfices
  • Quels sont les risques ?
  • Conseils pratiques
  • À qui s’adresser ?
  • Comment utiliser le millepertuis ?

Le problème de santé

La dépression est un trouble mental courant et persistant. Elle a pour symptômes la tristesse, la perte d’intérêt et de plaisir, une faible estime de soi, un sentiment de culpabilité, des troubles du sommeil et de l’appétit. Près de trois cent cinquante millions de personnes souffraient d’une dépression dans le monde en 2012, avec une morbidité et une mortalité importante. Le nombre d’années de vie perdues en incapacité se situait en 2013 autour de six cent seize millions pour un trouble dépressif modéré, et de cinquante-deux millions pour un trouble majeur. Entre 1990 et 2013, l’augmentation de ces deux types de dépression a été de 53 %, chiffre qui témoigne d’une maladie se répandant dangereusement. La France compte désormais 7,8 % de personnes dépressives chez les quinze/soixante-quinze ans. Les raisons sont multifactorielles : violence sexuelle ou physique, problèmes parentaux ou inter-parentaux, perte d’emploi, précarité, solitude, maladie… Pour traiter cette maladie, les médicaments antidépresseurs peuvent aider mais ne sont pas toujours la solution en raison de leur efficacité limitée et de leurs effets secondaires.

Les études de référence

Une méta-analyse évaluant les bénéfices et les risques de l’usage du millepertuis contre la dépression a identifié vingt-sept essais cliniques incluant trois mille huit cent huit patients. Elle compare la prescription d’extraits de cette plante à celle de médicaments antidépresseurs. Le millepertuis a démontré une efficacité similaire, avec toutefois un taux d’abandon du traitement inférieur. L’amélioration des scores de symptômes dépressifs est significative, mais la méta-analyse déplore un manque de données sur le long terme, plus précisément au-delà de trois mois après l’arrêt de la thérapeutique. Les données manquent également pour les patients souffrant de dépression sévère, notamment ceux qui ont des tendances suicidaires. L’ensemble de ces résultats permet néanmoins aux auteurs de conclure à l’efficacité du millepertuis pour le traitement de la dépression légère à modérée, en appelant à une surveillance des événements indésirables par un professionnel. Une autre revue systématique s’est pour sa part attachée à analyser l’action du millepertuis chez les patients souffrant d’un trouble dépressif majeur et sévère. Ses auteurs n’ont malheureusement identifié qu’un seul essai randomisé de qualité satisfaisante. Alors, bien qu’ils ne rapportent aucune différence statistique significative au niveau des symptômes dépressifs entre l’utilisation durant six semaines d’un extrait de millepertuis et celle d’un médicament antidépresseur, la prudence reste donc de mise pour les personnes souffrant d’une dépression sévère.

Descriptif de la méthode

Le millepertuis (Hypericum perforatum) pousse à l’état sauvage un peu partout en Europe, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. On peut en trouver au bord des chemins ou dans des prairies. Utilisée depuis des siècles contre la déprime, cette plante peut prendre l’appellation de millepertuis perforé, d’herbe de la Saint-Jean ou de chasse-diable, selon les régions. En vente libre, il lui arrive aussi d’être prescrite. Pour traiter la dépression, le millepertuis s’utilise par voie orale, soit sous forme de gélules d’extraits secs de fleurs ou de bourgeons, soit en infusion. Un extrait solide normalisé de trois cents milligrammes pris trois fois par jour est la pratique évaluée dans les essais cliniques, mais des extraits liquides normalisés existent également. Deux à quatre semaines de traitement sont nécessaires pour que les effets se manifestent. Il convient ainsi d’être un peu patient, et par la suite d’arrêter graduellement. On suggère d’ailleurs de diminuer la dose pendant une à deux semaines afin d’éviter un risque de syndrome de sevrage.

Les mécanismes d’action

Les principes actifs du millepertuis paraissent liés à deux de ses molécules : l’hypéricine et l’hyperforine. Cette dernière semble plus particulièrement au cœur de son effet antidépresseur, mais la combinaison des substances fait que le mode d’action biologique est en fait complexe, s’effectuant à de multiples niveaux. On sait en tout cas que ces deux substances miment l’action de neurotransmetteurs tels que la sérotonine (neurotransmetteur jouant un rôle central dans la gestion des humeurs et associé à l’état de bonheur), la dopamine (neurotransmetteur provoquant une sensation de plaisir, renforçant la motivation et stimulant la prise de risque) et la noradrénaline (neurotransmetteur jouant positivement sur l’attention, la vigilance, les émotions, l’éveil et le sommeil, les rêves et les cauchemars, l’apprentissage et la mémorisation).

Bénéfices

Le taux de réponse moyen de cette intervention utilisant le millepertuis, c’est-à-dire le pourcentage de ses utilisateurs montrant une réponse clinique au traitement contre la dépression, a été mesuré à 56 %, tandis qu’il était de 35 % pour les patients traités avec un placebo. Une différence significative qui atteste de ses bénéfices en termes de guérison.

Quels sont les risques ?

Sans surveillance médicale, le millepertuis peut s’avérer aussi dangereux qu’un médicament antidépresseur. Il ne doit pas être pris en combinaison avec l’un d’eux, ni avec un complément alimentaire ou une autre plante comme le ginkgo biloba, la valériane, l’aubépine ou la passiflore. Vous risqueriez alors de provoquer une agitation, une diarrhée, une augmentation de la fréquence cardiaque, une hypertension artérielle, des hallucinations ou une augmentation de la température corporelle. Des études observationnelles indiquent par ailleurs une aggravation des symptômes psychotiques chez les personnes atteintes de trouble bipolaire et de schizophrénie. La prise de millepertuis peut aussi interagir avec beaucoup de médicaments : pilule contraceptive, cyclosporine, digoxine, oxycodone (analgésique), anti-VIH, anti-migraineux, chimiothérapie anti-tumorale, warfarine (anticoagulant), antiépileptique, anti-cholestérol, anti-inflammatoire et antalgique. Ceci s’explique notamment par la capacité de l’hyperforine à éliminer de nombreuses substances dans le foie, ce qui diminuera donc leur efficacité. Les autres effets secondaires du millepertuis sont généralement mineurs et rares. Mais ils peuvent inclure des allergies, des douleurs d’estomac, une bouche sèche, des maux de tête, de la fatigue, des étourdissements, de la confusion, un dysfonctionnement sexuel ou une sensibilité au soleil pour les personnes à peau claire qui risquent de voir apparaître des rougeurs, de petits boutons et des démangeaisons. Psychostimulant, le millepertuis peut enfin aggraver l’anxiété de certaines personnes.

Conseils pratiques

Prenez le millepertuis au cours des repas pour éviter des problèmes gastriques. Bien qu’il soit disponible en France sans ordonnance, utilisez cette INM sous le contrôle d’un médecin si vous souffrez d’une maladie ou que vous prenez des médicaments régulièrement. La dépression pouvant être une maladie grave susceptible d’entraîner un risque accru de suicide, ne la prenez pas à la légère. Parlez-en à un professionnel de santé avant de vous traiter par vous-même, en commençant par exemple par un pharmacien. Il vous rappellera notamment que le millepertuis est déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes et aux enfants, par manque de données probantes.

À qui s’adresser ?

Le pharmacien est le spécialiste des plantes. Demandez-lui conseil.

Comment utiliser le millepertuis ?

Planté précisément dans le terreau fertile de l’empirisme, le millepertuis, en dépit de son nom quelque peu énigmatique, séduit de nombreux adeptes par ses propriétés bienfaitrices. Quelle est donc sa manière idéale d’usage ? Un mystère que nous éluciderons dans les lignes suivantes.

Afin de débuter, précisons qu’il existe diverses façons d’user du millepertuis. Premièrement, on peut l’employer en infusion. Pour une tasse d’eau chaude, à peine dix grammes de cette herbe suffisent. After l’avoir laissé infuser pendant une dizaine de minutes, le breuvage est fin prêt pour être dégusté. Soulignant son personnage polyvalent, le millepertuis peut être également utilisé en huile essentielle, moyennant une méthode empirique précise.

Sempreţi, l’usage topique de cette fameuse huile s’avère bénéfique dans la démarche de guérison des plaies, grâce à ses vertus cicatrisantes incontestées. Une simple application de l’huile sur la zone affectée suffit à initier les effets curatifs. Quoi qu’il en soit, intégrer le millepertuis dans sa routine relève d’un choix personnel, c’est avant tout une démarche de bien-être que l’on doit personnaliser en fonction de ses propres besoins.

Il sied d’adopter le millepertuis avec discernement électif. Sa forte concentration en principes actifs implique une certaine mesure. Souvenez-vous toutefois, la clé pour une utilisation fructueuse est de respecter strictement les dosages recommandés. N’oublions pas que chaque organisme réagit différemment, le millepertuis n’échappe pas à cette règle. Il est donc recommandé de faire preuve de prudence et de consulter un professionnel de santé en cas de doute. Aborder le millepertuis c’est s’initier à l’univers fulgurant de la phytothérapie, un voyage vers votre mieux-être.

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