Des scientifiques de l’Université du Minnesota, aux États-Unis, ont lancé une étude intitulée « le Hmong Mmicrobiote et gdehors, Obésité, Vitamine C (HMANGO-C) » pour déterminer l’effet de la supplémentation en vitamine C sur les taux sériques d’urate chez les adultes Hmong avec ou sans goutte. Hmong (prononcé mung) est un groupe racial originaire du sud-ouest de la Chine.
Ils ont publié le protocole de cette étude clinique de phase II dans la revue PLOS ONE.
Étude : Microbiome Hmong ET Goutte, Obésité, Vitamine C (HMANGO-C) : Protocole d’étude clinique de phase II. Crédit d’image : Doucefleur/Shutterstock
Sommaire
Arrière-plan
La goutte est une forme courante d’arthrite inflammatoire caractérisée par des taux d’urate sérique constamment élevés. Avec une prévalence globale de 0,1% à 10%, la maladie augmente le risque de complications cardiométaboliques et est associée à une morbidité et une mortalité importantes.
Aux États-Unis, la prévalence de la goutte est de près de 4 %, certaines ethnies présentant une prévalence encore plus élevée. La communauté Hmong résidant au Minnesota a une prévalence 2 fois plus élevée de goutte et une prévalence 5 fois plus élevée de calculs rénaux d’acide urique par rapport à la population non Hmong.
Des études portant sur divers compléments alimentaires ont montré que la vitamine C aide à réduire les taux d’urate sérique et le risque de goutte chez les personnes en bonne santé. Mécaniquement, la vitamine C s’est avérée provoquer une excrétion accrue d’acide urique dans l’urine en inhibant la réabsorption rénale de l’urate dans le tubule rénal chez les patients atteints de goutte.
L’étude HMANGO est un essai clinique prospectif ouvert conçu pour explorer l’impact de la supplémentation en vitamine C sur les taux d’urate sérique chez les adultes Hmong à haut risque vivant dans le Minnesota.
L’étude vise également à explorer l’interaction entre la supplémentation en vitamine C, les modèles taxonomiques et fonctionnels du microbiote intestinal et l’effet hypouricémiant de la vitamine C. De plus, l’étude explorera la relation entre l’obésité, le microbiote intestinal et la goutte. L’étude dépistera les biomarqueurs microbiens différentiels et les variations génétiques sélectionnées ayant un impact sur la capacité de la vitamine C à réduire l’urate chez les adultes Hmong avec ou sans goutte.
Participants à l’étude
L’étude a utilisé une approche de recherche participative communautaire (CBPR) pour évaluer la question de l’étude. Cette approche particulière engage à la fois les membres de la communauté et les chercheurs dans des partenariats égalitaires pour travailler en collaboration.
En maintenant les restrictions liées à la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), l’étude a commencé à recruter des participants depuis mars 2021 par le biais d’initiatives de sensibilisation communautaire en face à face et à distance. Au total, 180 adultes Hmong, dont 120 souffrant de goutte et 60 sans goutte, ont été inscrits à l’étude.
Intervention d’étude
Les participants ont été invités à consommer par voie orale 500 mg de vitamine C (capsule) deux fois par jour pendant 8 semaines. Pour augmenter l’observance du traitement, les participants ont été invités à tenir un registre de leur apport en vitamine C. Des rappels de suivi leur ont également été envoyés aux semaines 1, 4 et 7.
Les participants ont eux-mêmes prélevé des échantillons de selles, d’urine et de salive à l’aide des kits fournis par les chercheurs. Des échantillons d’urine et de selles prélevés avant et après le traitement seront utilisés pour analyser les niveaux d’urate et le microbiote intestinal. Des échantillons de salive seront analysés pour identifier les marqueurs génétiques liés à la disposition de l’acide urique.
Analyse de l’étude
Les participants ont subi des enquêtes sur la santé et l’alimentation au cours de la période d’étude. Dans l’enquête sur la santé, on leur a demandé de fournir des informations sur les antécédents médicaux personnels et familiaux, les activités liées au mode de vie et les antécédents de prise de médicaments. Dans l’enquête alimentaire, on leur a demandé de fournir un historique de rappel d’aliments d’un mois, y compris les aliments déclenchant des épisodes de goutte.
La présence de la goutte a été évaluée en demandant aux participants de remplir un outil d’évaluation en ligne des symptômes de la goutte à l’aide d’un outil établi de comptage des articulations enflées. De plus, ils ont été invités à remplir un questionnaire d’évaluation de la goutte modifié version 2.0, qui évalue les préoccupations générales relatives à la goutte, les effets secondaires des médicaments contre la goutte, les objectifs de traitement non atteints, le bien-être pendant les crises de goutte et les préoccupations pendant les crises de goutte.
Les résultats de l’étude, y compris les signes vitaux, l’anthropométrie, les fonctions rénales, les taux d’urate sérique, les anticorps COVID-19, la génétique et les résultats du microbiome, seront envoyés par la poste à tous les participants après la fin de l’étude. Les résultats seront également partagés avec les médecins et les pharmaciens locaux impliqués dans l’étude. De plus, le grand public sera informé des résultats de l’étude par le biais de conférences et d’articles publiés.
Importance de l’étude
L’étude devrait fournir une compréhension approfondie de l’utilité du microbiote intestinal et des informations génétiques pour identifier les patients atteints de goutte à haut risque qui pourraient bénéficier d’une supplémentation en vitamine C.

















