Dans un article récent publié dans Médecine naturelle, les chercheurs ont évalué les inconvénients, les avantages et l’abordabilité de sept algorithmes de dépistage primaire du virus du papillome humain (VPH) dans la population générale des femmes dans 78 pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure (PRFI) en utilisant la politique1-Col de l’utérus plate-forme.
Étude: Avantages, inconvénients et rentabilité des stratégies de dépistage, de triage et de traitement du col utérin pour les femmes de la population générale. Crédit d’image : Naeblys/Shutterstock.com
Sommaire
Arrière-plan
Ces algorithmes de dépistage étaient i) une inspection visuelle primaire à l’acide acétique (VIA) ; ii) cytologie primaire avec triage HPV ; iii) VPH primaire sans triage ; iv) triage primaire du VPH 16/18 ; v) triage primaire VIA VPH ; vi) triage par colposcopie primaire du VPH ; vi) cytologie ; vii) triage cytologique primaire du VPH.
Le groupe d’élaboration des lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a trouvé que toutes ces lignes directrices étaient potentiellement adaptées aux PRFI.
À propos de Politique1-Col de l’utérus plate-forme
Le Politique1-Col de l’utérus la plate-forme modélise la transmission du VPH, la vaccination, l’histoire naturelle spécifique au type de VPH, le dépistage, le diagnostic et le traitement du cancer du col de l’utérus.
Il simule également une infection persistante au VPH, qui peut évoluer vers une néoplasie cervicale intraépithéliale (CIN) de grades I, II et III. Notamment, la CIN 3 peut évoluer vers un cancer invasif du col de l’utérus au fil du temps.
Cette plateforme a été largement validée par rapport aux données de divers pays ; ainsi, il capture en détail les algorithmes de gestion du dépistage, y compris la gestion en aval des femmes HPV+, le traitement pré-cancer et la surveillance après colposcopie.
Arrière-plan
Conformément aux lignes directrices de l’OMS sur le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus publiées en 2021, la population générale des femmes des PRFI devrait subir un dépistage primaire du VPH dans le cadre d’une approche de dépistage et de traitement ou de dépistage et de traitement à l’âge de 30 ans.
De plus, ils ont recommandé de répéter ce dépistage tous les 5 ou 10 ans. Les résultats de l’étude contribueraient à éclairer ces lignes directrices de l’OMS.
À propos de l’étude
Dans la présente étude, les chercheurs ont effectué une évaluation modélisée selon un processus en trois étapes. Premièrement, en tenant compte de plusieurs fréquences et âges de dépistage, ils ont évalué les avantages et les pertes (pertes représentées par les traitements pré-cancer) des sept algorithmes.
Ensuite, ils ont évalué les résultats obstétricaux indésirables causés par les traitements pré-cancéreux, une autre mesure des pertes associées au dépistage du cancer du col de l’utérus et les résultats en matière d’abordabilité.
Enfin, ils ont exploré la prise en charge optimale des femmes après des tests de triage négatifs et un traitement pré-cancer.
Ils ont présenté les résultats des trois phases au groupe d’élaboration des lignes directrices en juillet, septembre et novembre 2020.
Pour parvenir à un consensus mutuel sur les paramètres et hypothèses clés, l’équipe de recherche a régulièrement rencontré les membres du groupe d’élaboration des lignes directrices de l’OMS et les équipes techniques concernées.
Ils ont également discuté de l’interprétation des résultats obtenus. Notamment, l’équipe n’a pris en compte que les technologies de dépistage et de triage pour lesquelles il existait une base de données probantes adéquate pour étayer la modélisation.
Dans le cas de base, les intervalles de dépistage pour l’IVA primaire et la cytologie étaient respectivement de trois et cinq ans, tandis que pour le dépistage primaire du VPH, ces intervalles étaient de cinq et dix ans.
Dans l’analyse normative, les chercheurs ont supposé que 70 % et 90 % des femmes assistaient à chaque dépistage de routine et respectaient respectivement le suivi ou le traitement.
Enfin, l’équipe a rapporté le coût et l’abordabilité de chaque résultat, y compris la réduction de l’incidence et de la mortalité du cancer du col de l’utérus, le nombre de traitements précancéreux nécessaires pour prévenir la mort (NNT), le rapport coût-efficacité différentiel (ICER), rapporté aux États-Unis. dollars par année de vie ajustée en bonne santé (HALY) économisés et les accouchements prématurés associés au traitement pré-cancer.
Résultats
En comparaison, les algorithmes de dépistage impliquant le triage des femmes avant le traitement avec génotypage 16/18, cytologie, VIA ou colposcopie avaient une efficacité presque comparable à celle d’un nombre moins élevé de traitements pré-cancer et d’un dépistage du VPH sans triage.
Cependant, le dépistage du VPH par VIA/cytologie tous les trois ans était moins efficace et moins abordable que le dépistage du VPH tous les cinq ans. De plus, la méthode VIA a conduit à plus du double du nombre de traitements pré-cancer que le VPH.
Compte tenu d’une couverture de 70 %, les stratégies de dépistage primaire du VPH étaient les plus efficaces et les plus abordables, réduisant de 63 à 67 % les taux de mortalité standardisés par cancer du col de l’utérus lorsqu’elles étaient proposées tous les cinq ans.
Conclusions
En conclusion, le dépistage primaire du VPH est l’option de dépistage du cancer du col de l’utérus la plus efficace et la plus abordable dans les PRFI.
Cette stratégie d’élimination de l’OMS pourrait potentiellement éviter plus de 62 millions de décès dans les PRFI au cours des 100 prochaines années. Ainsi, les résultats de l’étude soutiennent les lignes directrices 2021 de l’OMS en matière de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus.

















