Le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2) a non seulement conduit à une pandémie de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), mais a accru les craintes concernant les maladies zoonotiques émergentes.
Un nouveau rapport chinois publié dans le Animal Diseases Journal révèle l’importance de Avibacterium paragallinarum comme agent pathogène aviaire potentiel, causant le froid et même la mort chez plusieurs espèces aviaires.
Étude: Avibacterium paragallinarum : un agent pathogène émergent pour les oiseaux dans le centre de conservation de la faune de Qinling, en Chine. Crédit d’image : martin.dlugo/Shutterstock.com
Introduction
Le coryza infectieux (CI) est fréquent chez les poulets et est causé par A. paragallinarum. Elle affecte principalement les voies respiratoires supérieures, entraînant une inflammation, un gonflement du visage, une conjonctivite, un écoulement nasal, une diarrhée et une perte d’appétit. Les poulets de chair et les poules pondeuses atteints grandissent mal et pondent moins, respectivement.
Parfois, l’infection devient chronique, entraînant une maladie prolongée des voies respiratoires, un syndrome de la tête enflée, une inflammation des saccules aériens, une arthrite des os du tarse et même une septicémie. Lorsqu’il est compliqué par d’autres bactéries, il peut entraîner une augmentation des taux de mortalité.
Il est donc important de diagnostiquer et de traiter l’infection en temps opportun.
Quelques Avibactérie les espèces sont commensales, mais d’autres sont pathogènes. A. paragallinarum est un anaérobie facultatif à Gram négatif, qui peut coloniser et adhérer à la muqueuse nasale au début de l’infection. La Chine pratique la vaccination pour prévenir cette infection chez les volailles.
Le vaccin commercial protège contre les sérotypes A, B et C. La bactérie est la moins résistante au cotrimoxazole. Lorsqu’ils sont traités avec des antibiotiques, les oiseaux se rétablissent cliniquement mais restent porteurs à vie.
Alors que la CI a été signalée dans plusieurs pays, le présent rapport se concentre sur une épidémie à Qinling, qui marque la frontière entre le nord et le sud de la Chine. La région est un point chaud de la biodiversité, contenant plusieurs réserves naturelles.
De nombreuses espèces endémiques menacées y ont élu domicile. Les programmes de conservation opérant ici comprennent l’élevage en captivité ainsi que la surveillance de la faune.
La récente épidémie s’est produite parmi les espèces aviaires sauvages à Qinling. Les chercheurs ont analysé la première souche isolée de A. paragallinarum de cette zone.
Le foyer
Les premiers symptômes d’infection ont été signalés chez un faisan doré en mai 2022. Il présentait un œdème facial et les sinus sous-orbitaires présentaient un écoulement. Des signes similaires ont rapidement été observés chez un grand nombre d’oiseaux sauvages au refuge faunique de Qinling, qui provenaient tous d’une réserve naturelle.
Malgré les mesures de quarantaine et d’isolement, trois autres espèces d’oiseaux sauvages ont développé des signes de CI. De nombreux oiseaux touchés présentaient un gonflement du visage. Plusieurs sont morts, qui ont tous montré des visages enflés et un retard de croissance.
Au total, 18 faisans dorés, deux paons et 57 tragopans de Temminck ont été infectés. Trois des faisans dorés y ont succombé.
Des examens post-mortem de faisans dorés ont révélé que les sinus sous-orbitaires contenaient du matériel exsudatif ringard tout en saignant légèrement dans la trachée. Les poumons ont été épargnés. Les oiseaux infectés ne pouvaient pas se nourrir correctement en raison d’une diminution de la vision.
Des tests spécifiques de réaction en chaîne par polymérase (PCR) ont confirmé la présence de A. paragallinarum chez les oiseaux symptomatiques mais pas chez les autres espèces de la région. Une source commune d’infection peut avoir infecté tous les oiseaux.
L’analyse phylogénétique suggère que la souche responsable de l’éclosion (LGT2022) présente une similitude de 96,5 % à 98,2 % avec les isolats de volaille.
Les oiseaux infectés ont été traités avec des sulfamides après des tests de sensibilité. La plupart ont récupéré rapidement, avec une récupération complète dans les dix jours suivant le traitement. Le dernier cas a été signalé en février 2023.
Quelles sont les implications ?
L’étude met en évidence la propagation de la CI causée par A. paragallinarum parmi les oiseaux sauvages de la même espèce et d’espèces différentes. C’est le premier rapport de ce genre, ce qui n’est pas courant. Certaines espèces touchées comprennent le faisan doré, le tragopan de Temminck et les paons.
Le déficit de vision qui en résulte peut amener les oiseaux affectés à mourir de faim ou à devenir la proie de prédateurs. L’infection peut se présenter différemment selon les espèces d’oiseaux, ce qui donne un sujet de recherche ultérieure.
La transmission de maladies infectieuses à protozoaires chez les hôtes aviaires peut réduire la gravité de A. paragallinarum infection chez les oiseaux.
Ces résultats sont cruciaux pour comprendre l’impact de A. paragallinarum l’infection chez les oiseaux sauvages et l’élaboration de stratégies efficaces de prévention et de contrôle pour protéger les oiseaux commerciaux et sauvages. »
Bien qu’aucun nouveau cas n’ait été observé, il est essentiel de continuer à collecter des échantillons et à rechercher des agents pathogènes dans cette zone afin de prévenir d’autres grappes de maladies.

















