Dans une étude récente publiée dans Recherche environnementaleles chercheurs ont cherché à savoir si les masques chirurgicaux et N95 provoquaient une détresse respiratoire chez les enfants.
Arrière plan
Dans un article récent publié par Walach et al., ils ont déclaré que l’utilisation de masques faciaux chez les enfants augmentait le dioxyde de carbone (CO2) s’accumulent dans l’air inhalé si rapidement à un niveau élevé que même dans des conditions de repos, ils entraîneraient de graves risques pour la santé. Les auteurs des travaux actuels ont souligné plusieurs limites méthodologiques du Walach et al. étude afin que les parents ne considèrent pas le masquage comme nocif et dangereux pour leurs enfants.
Walach et coll. considéré comme 2000 parties par million (ppm) de CO2 comme valeur seuil de CO2 toxicité. Cette valeur s’applique à la qualité de l’air intérieur, alors que l’environnement créé entre le visage et le masque n’est pas comparable à un environnement clos. De plus, selon le site Web des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis, l’exposition à environ 50 000 ppm de CO2 pendant 30 minutes provoque les premiers symptômes liés à une détresse respiratoire. Walach et al. CO signalé2 niveaux compris entre 13 120 et 13 910 ppm, bien en deçà du seuil de CO2 toxicité.
Deuxièmement, Walach et al. l’étude n’a pas pu prouver le lien présumé avec l’hypercapnie car ils n’ont pas mesuré le CO sanguin2 niveaux. Le principal mécanisme de compensation physiologique de l’hypercapnie est l’augmentation des fréquences respiratoire et cardiaque. Les sujets de l’étude n’ont montré aucun de ces symptômes et ils n’ont pas montré de diminution de la saturation en oxygène (SaO2). Enfin, l’appareil de mesure utilisé par Walach et al. dans leur étude ne pouvait pas s’adapter au taux de CO2 les changements ont donc donné des résultats peu fiables.
À propos de l’étude
Dans la présente étude, les chercheurs ont évalué la détresse respiratoire chez les enfants à l’aide de plusieurs paramètres, y compris la pression partielle de dioxyde de carbone en fin d’expiration (PETCO2), la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire et les signes cliniques. Ils ont surveillé les changements des paramètres respiratoires chez tous les sujets de l’étude toutes les 15 minutes. Pendant les 30 premières minutes, ces enfants ne portaient pas de masque facial, mais on leur a demandé de porter un masque facial plus tard. Les séances masquées consistaient en un test de marche de 12 minutes dans un couloir de 40 m de long.
Résultats et conclusion
Pendant le repos et l’activité physique, l’utilisation d’un masque chirurgical n’a pas entraîné de modifications significatives des paramètres respiratoires des enfants. L’utilisation du masque N95, notamment lors d’une activité physique, a augmenté PETCO2, mais il est resté dans la plage normale. Dans l’ensemble, aucun des enfants évalués dans la présente étude n’a montré de signes cliniques de détresse respiratoire pendant toute la durée de l’étude. À l’appui de ces résultats, une autre étude récente chez des adultes atteints d’insuffisance pulmonaire sévère a montré que les masques chirurgicaux n’influençaient pas leurs capacités d’échange de gaz.
De plus, plusieurs études ont montré l’efficacité et la précision des méthodes impliquant l’évaluation de PETCO2 pour montrer les changements dans les paramètres de détresse respiratoire, y compris la pCO veineuse2 et pCO artérielle2. Les implications de l’utilisation du masque à l’âge pédiatrique nécessitent une attention particulière car il s’agit de la seule mesure d’intervention non pharmaceutique qui pourrait réduire la propagation du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2). De plus, cela pourrait aider à contenir de nombreuses maladies pédiatriques courantes, ce qui, à son tour, pourrait réduire les dépenses du système de santé.
Plus important encore, il existe suffisamment de preuves cliniques à l’appui de la sécurité des masques à l’âge pédiatrique. Ainsi, les parents ne doivent pas douter que l’utilisation du masque est dangereuse pour leurs enfants ou augmente le dioxyde de carbone dans l’air inhalé. En fait, il empêche la propagation de multiples infections pathogènes, dont le SRAS-CoV-2, pour le bien de la santé publique.
















