Le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2) est un virus à ARN simple brin à sens positif codant pour trois protéines non structurelles, structurelles et accessoires. Il est hautement contagieux et a provoqué la pandémie actuelle de COVID-19 qui a gravement affecté les systèmes de santé publique mondiaux et l’économie mondiale. L’épidémie de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) est l’un des plus grands défis de santé publique du siècle.
Alors que la pandémie continue de faire rage dans de nombreux pays, le développement et la distribution de vaccins sûrs et efficaces contre le SRAS-CoV-2 sont une priorité absolue.
Plusieurs vaccins contre le SRAS-CoV-2 ont été approuvés pour une utilisation jusqu’à présent, et d’autres sont en cours. Cependant, la production à grande échelle de vaccins avec une bonne efficacité, un prix abordable et une accessibilité reste un grand défi.
Les réinfections après la vaccination et les incertitudes dans les données d’essai de certains vaccins montrent que le processus de développement et de déploiement des vaccins nécessite une enquête plus approfondie.
L’émergence de nouvelles variantes plus infectieuses du SRAS-CoV-2 avec des capacités d’échappement immunitaire possibles est également une source de préoccupation majeure.
Une urgence sanitaire mondiale telle que cette pandémie nécessite le développement urgent d’outils de diagnostic rapide et d’options de traitement avancées pour atténuer la maladie. Malgré des développements majeurs dans le diagnostic et le contrôle du SARS-CoV-2 dans la phase initiale, il existe toujours un besoin urgent de trouver des solutions efficaces pour mettre fin à cette pandémie.
La nanotechnologie a de nombreuses approches qui peuvent être utilisées pour lutter contre la crise actuelle grâce à la polyvalence, au faible coût, à la convivialité et à la grande stabilité des nanomatériaux.
Avantages des nanozymes et leurs applications potentielles dans la lutte contre la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).
Mimétiques d’enzymes à base de nanomatériaux ou nanozymes en tant qu’agents antiviraux
Au cours des dernières décennies, les chercheurs ont développé des enzymes artificielles pour de nombreuses applications. Récemment, ils ont déployé des mimétiques enzymatiques à base de nanomatériaux ou nanozymes dans le diagnostic et la thérapeutique. Les nanozymes trouvent des applications dans diverses applications biomédicales, y compris les agents antiviraux et le traitement du cancer.
Bien qu’il soit évident que les caractéristiques uniques des nanozymes puissent aider à surmonter les défis du diagnostic et du traitement précoces du COVID-19, leur potentiel et leur contribution à la lutte contre cette pandémie en termes de détection rapide, d’inhibition virale à différents stades et de stratégies efficaces de développement de vaccins ne sont pas complètement explorés.
Des chercheurs des Émirats arabes unis et du Pakistan ont récemment mené une analyse complète des récentes mises à jour sur les nanozymes et leurs applications potentielles dans la détection et le traitement de l’infection par le SRAS-CoV-2. Leur article publié dans la revue Nanomatériaux discute du potentiel et de l’utilisation des nanozymes dans la lutte contre le COVID-19.
Mécanisme possible du dosage immuno-enzymatique (ELISA) en sandwich à médiation par des nanoenzymes pour la détection du SRAS-CoV-2.
Les résultats montrent différentes manières dont les thérapies à base de nanomatériaux pourraient aider à lutter contre l’infection par le SRAS-CoV-2
L’analyse montre que les nanozymes ont des similitudes morphologiques et physico-chimiques avec le SRAS-CoV-2 et qu’ils peuvent interférer avec le cycle de vie du virus. Ils peuvent également inhiber l’entrée virale dans les cellules hôtes en bloquant la fixation du virus ou en inhibant la réplication du virus. Les nanozymes peuvent également bloquer la synthèse d’ARN viral et l’assemblage viral, ce qui est une autre stratégie efficace pour arrêter l’infection virale. Les nanozymes d’oxyde de fer (IONzymes) ont considérablement amélioré la capacité défensive des EPI tels que les masques faciaux en inhibant les actions virales.
L’efficacité des vaccins contre le SRAS-CoV-2 peut être améliorée en ajoutant des nanoenzymes immunomodulatrices ou en les utilisant comme adjuvants dans les vaccins. Les particules virales à base de nanozymes qui peuvent imiter le SRAS-CoV-2 peuvent induire une immunité durable chez les receveurs sans exposition à des composants virulents.
Mécanisme possible d’inactivation virale : (A) en bloquant l’entrée virale, (B) en inhibant la synthèse d’ARN viral, (C) en bloquant l’assemblage et la prolifération virale.
Les nanozymes peuvent également être utilisés pour réduire l’impact d’autres défis tels que la résistance aux antimicrobiens à l’avenir. En conclusion, les nanozymes ou les thérapies à base de nanomatériaux devraient jouer un rôle important dans la lutte contre cette pandémie.
Une recherche plus approfondie sur les nanozymes est vitale pour comprendre et lutter contre leurs effets indésirables
Des stratégies antivirales efficaces sont importantes pour minimiser la prolifération virale, les dommages cellulaires causés par le virus et la fréquence de mutation. Selon les auteurs, les futurs projets de recherche peuvent explorer diverses combinaisons de nanozymes biocompatibles pour élargir le spectre antiviral contre le SRAS-CoV-2 et d’autres coronavirus humains.
Malgré les caractéristiques prometteuses et les applications potentielles des nanozymes, leur faible sélectivité et leur nanotoxicité limitent leurs applications biomédicales. Ainsi, des recherches plus approfondies sur les nanozymes pourraient aider à améliorer l’efficacité des médicaments antiviraux et à réduire leurs effets indésirables.
Les auteurs mettent également en évidence les futures directions de recherche et les applications possibles des nanozymes dans le diagnostic précoce et le développement du traitement du SRAS-CoV-2. Ils pensent que ce travail ouvrira la voie au développement de diagnostics rapides et sensibles pour mettre fin à la crise du COVID-19.
















