Un nouveau document de recherche a été publié dans OncotargetVolume 16, le 18 février 2025, intitulé « Des phénotypes p53 robustes et des cibles en aval prospectives dans les cellules humaines immortalisées de la télomérase. »
Les chercheurs Jessica J. MICIAK, Lucy Petrova, Rhythm Sajwan, Aditya Pandya, Mikayla Deckard, Andrew J. Munoz et Fred Bunz ont étudié le SIDNEY KIMMEL Comprehensive Cancer Center et Johns Hopkins University School of Medicine un rôle clé dans la prévention du cancer. Leurs résultats révèlent comment le p53 affecte la croissance des cellules cancéreuses, la résistance au traitement et les cibles médicamenteuses potentielles, fournissant de nouvelles informations qui pourraient améliorer les futures thérapies contre le cancer.
La protéine P53 joue un rôle crucial dans la prévention du cancer en arrêtant la croissance cellulaire incontrôlée. Cependant, de nombreux cancers mutent ou suppriment p53, permettant aux tumeurs de développer et de résister au traitement. Dans cette étude, les chercheurs ont restauré la fonction de p53 dans les cellules cancéreuses colorectales, ce qui a conduit à une croissance cellulaire plus lente, à une augmentation du vieillissement cellulaire (sénescence) et à une plus grande sensibilité à la radiothérapie. Ces résultats suggèrent que le statut de p53 influence la progression du cancer et la réponse au traitement, ce qui en fait une cible prometteuse pour de nouvelles thérapies.
L'étude a également examiné les cellules HTERT-RPE1; Un type de cellule humaine non cancéreuse utilisée dans la recherche. Lorsque le gène TP53 a été perturbé dans ces cellules, ils se sont développés plus rapidement et sont devenus plus résistants aux rayonnements, renforçant l'idée que P53 aide à prévenir la croissance cancéreuse.
Une autre découverte clé était une mutation p53 auparavant inaperçue (A276P) trouvée dans un sous-ensemble de cellules HTERT-RPE1. Cette mutation a affaibli la capacité de P53 à réguler certains gènes mais n'a pas affecté sa capacité à contrôler la signalisation du calcium, un processus important pour la survie cellulaire. L'apparition inattendue de cette mutation suggère que même les cellules non cancéreuses peuvent acquérir des changements génétiques qui imitent le développement précoce du cancer. Cette perspicacité pourrait aider les scientifiques à mieux comprendre comment les cancers évoluent et deviennent résistants au traitement.
« Les cancers qui conservent le TP53 de type sauvage abritent vraisemblablement d'autres altérations clonales qui ont permis à leurs précurseurs de contourner la suppression de la croissance médiée par P53. »
Une percée dans l'étude a été l'identification de deux nouveaux gènes régulés par P53 qui pourraient être importants pour le traitement du cancer. Le premier, ALDH3A1, aide à détoxifier les substances nocives et peut avoir un impact sur la résistance des cellules cancéreuses au stress oxydatif. La seconde, Nectin4, est une protéine trouvée dans de nombreux cancers agressifs, y compris le cancer de la vessie et du sein. Notamment, la nectin4 est la cible de l'enfortumab vedotin, un médicament approuvé par la FDA pour le cancer de la vessie. Ces découvertes fournissent de nouvelles cibles médicamenteuses potentielles et pourraient conduire à une amélioration des thérapies pour les cancers qui conservent encore une fonction P53.
En conclusion, cette recherche met en évidence le rôle essentiel de la p53 dans la biologie du cancer et suggère que la restauration de la fonction p53 pourrait rendre les tumeurs plus vulnérables à la radiothérapie et à la chimiothérapie. La découverte de nouveaux gènes contrôlés par P53 offre de nouvelles opportunités pour les thérapies contre le cancer ciblées. Avec des recherches supplémentaires, ces résultats pourraient conduire à de nouvelles stratégies de médecine de précision qui exploitent les capacités naturelles de suppression de tumeurs de P53.

















