Un consensus historique du CIO définit la première feuille de route complète et axée sur les femmes pour prévenir les blessures sportives, appelant à des changements dans l'entraînement, l'équipement, les règles et la culture sportive pour véritablement protéger les femmes et les filles dans le sport.
Déclaration de consensus : Recommandations pratiques sur la prévention des blessures des athlètes chez les femmes, les femmes et/ou les filles (FAIR) : réunion de consensus du Comité international olympique (CIO) tenue à Lausanne, Suisse, 2025. Crédit d'image : xyfen/Shutterstock
Dans une étude récente publiée dans le Journal britannique de médecine du sportles chercheurs ont synthétisé et analysé les preuves de plus de 600 articles de recherche, incluant plus de 600 000 participants, pour développer le ÉQUITABLE (Female Athlete Injury pRevention) déclaration de consensus axée sur les athlètes féminines, féminines et féminines.
Dans une société où les protocoles de sécurité sportive ont été principalement conçus pour les hommes et « emballés sous film rétractable » pour les femmes, cette déclaration présente le premier consensus du Comité international olympique axé spécifiquement sur la prévention des blessures chez les athlètes féminines et féminines sur le terrain, comprenant 56 recommandations qui couvrent tout, depuis les échauffements neuromusculaires obligatoires jusqu'aux changements de politique concernant le contact corporel.
Le ÉQUITABLE Le consensus souligne un manque flagrant de recherches historiques sur le sport féminin et souligne que la prévention des blessures nécessite une approche « globale du système sportif », s'attaquant non seulement à la biomécanique, mais également aux facteurs environnementaux, culturels et organisationnels comme le harcèlement et la honte corporelle.
Sommaire
Croissance de la participation sportive féminine et du fardeau des blessures
Les dernières décennies ont été marquées par une augmentation de la participation des femmes (femmes et filles) aux sports à l’échelle mondiale, salués pour leurs bienfaits sociaux et sanitaires perçus ou observés. Toutefois, cette augmentation s’est accompagnée d’une augmentation correspondante du fardeau des blessures.
Disparités fondées sur le sexe dans les taux de LCA et de commotions cérébrales
Depuis des années, la communauté de la médecine du sport est aux prises avec des statistiques alarmantes concernant Liste de contrôle d'accès (Ligament croisé antérieur) et les commotions cérébrales chez les femmes, qui sont fréquemment citées comme exemples de disparités en matière de blessures liées au sexe dans le sport. Bien que ces problèmes soient désormais largement reconnus, un obstacle majeur à leur résolution a été le préjugé « masculin comme norme » dans la recherche sportive conventionnelle. Historiquement, les protocoles de prévention des blessures ont été développés à partir des données des athlètes masculins et appliqués (avec peu ou pas de modifications) aux femmes.
Nécessité d'une recherche sur le sport féminin
Malheureusement, l'approche du « masculin comme norme » ne tient pas compte des différences biologiques, physiologiques et socioculturelles. De nouvelles recherches sont impératives pour prévenir les conséquences sous-optimales telles que les blessures récurrentes, la retraite anticipée du sport ou les affections à long terme comme l’arthrose, chez la population d’athlètes féminines en croissance rapide.
Processus d’élaboration du consensus FAIR du CIO
La prévention des blessures chez les athlètes féminins/femmes/filles (ÉQUITABLE) Comité International Olympique (CIO) Un consensus visait à remédier à ces conséquences indésirables en tirant parti d'un cadre hybride en huit étapes, aboutissant à une réunion en face-à-face à Lausanne, en Suisse, entre le 31 mars et le 2 avril 2025.
Synthèse collaborative des preuves et contribution d’experts
Le consensus est le fruit d'un effort collaboratif impliquant 109 auteurs répartis dans sept revues de données probantes, aux côtés d'experts du CIO et un comité consultatif externe (CAE) composé d'athlètes, d'entraîneurs et de cliniciens.
Examens systématiques combinés et données d’expérience vécue
Le consensus a effectué à la fois une revue de la littérature historique (cinq revues systématiques et méta-analyses, une revue de cadrage et une revue systématique supplémentaire) et a généré de nouvelles données (un projet de cartographie conceptuelle pour capturer les expériences vécues), synthétisant ainsi les données de plus de 600 articles de recherche impliquant plus de 600 000 participants.
Notation consensuelle à l'aide de la méthode RAND/UCLA
La collaboration a tiré parti d'une version modifiée RAND/UCLA Méthode de pertinence (BÉLIER) pour valider les recommandations. Les recommandations ont été votées par 23 experts sur une échelle de Likert à 9 points (où un signifie « pas important » et neuf « d'une importance cruciale »). Le consensus pour l'inclusion a été défini de manière stricte : un élément était « essentiel à inclure » seulement si ≥ 70 % des experts l'avaient noté entre 7 et 9 et ≤ 15 % l'avaient noté entre 1 et 3, garantissant ainsi que seules les stratégies les plus universellement acceptées faisaient l'objet de la recommandation finale.
Catégories de recommandations FAIR en matière de prévention des blessures
Le consensus a donné lieu à 56 recommandations finales classées en : 1. Stratégies de prévention des blessures, 2. Facteurs de risque modifiables, et 3. Considérations environnementales, de diffusion et de mise en œuvre.
Échauffements neuromusculaires pour la prévention des blessures
Entraînement et interventions physiques : Pour la prévention des blessures basée sur l'exercice, le consensus recommande de rendre obligatoire l'entraînement neuromusculaire (NMT) des échauffements et des exercices axés sur la force, l'équilibre et le contrôle des mouvements dans tous les sports. Plus précisément, ces protocoles doivent être exécutés pendant au moins 10 minutes, au moins deux fois par semaine, afin de réduire considérablement le risque de blessures aux membres inférieurs.
Normes d’équipement de protection pour les athlètes féminines
Équipement de protection individuelle (EPI), Des recommandations d'équipement spécifiques ont été ratifiées pour divers sports, notamment :
- Les protège-dents, obligatoires dans le hockey sur glace des enfants et adolescents pour prévenir les commotions cérébrales et les blessures oro-faciales,
- Les attelles de cheville, recommandées principalement en prévention secondaire chez les sportifs ayant des antécédents d'entorses de la cheville et, dans certains contextes, pour réduire le risque de première entorse,
- Soutien mammaire, dans lequel des soutiens-gorge de sport bien ajustés sont recommandés dans tous les sports pour réduire la douleur et les frottements induits par le mouvement, qui sont souvent négligés comme facteurs dans les directives générales.
Modifications des règles et des politiques pour réduire les blessures par contact
Politique et règles. Enfin, le groupe a approuvé les modifications des règles visant à minimiser les contacts. Cela comprend l’élimination des mises en échec au hockey sur glace pour enfants et adolescents, au para-hockey sur glace et à la ringuette afin de prévenir tous les types de blessures. En outre, des règles « sans poche » pour les shorts de flag-football ont été recommandées afin d'éviter les blessures aux doigts.
Faible disponibilité énergétique et facteurs de risque social
L'étude a identifié « une faible disponibilité énergétique problématique » (souvent liée à une déficience énergétique relative dans le sport (ROUGES)) comme facteur de risque modifiable important de lésions osseuses de stress. Peut-être plus particulièrement, les résultats se sont étendus au territoire social, recommandant la création d'environnements exempts de honte corporelle et de violence sexiste, reconnaissant que la sécurité psychologique est intrinsèque à la sécurité physique.
Nécessité d’un changement au niveau du système pour protéger les athlètes
Le ÉQUITABLE Le consensus conclut que la protection des athlètes féminines nécessite une refonte holistique du système sportif, soulignant que le simple fait de prescrire des exercices sans aborder les politiques, la culture, l'éducation et les voies de mise en œuvre est insuffisant pour freiner la vague croissante de blessures chez les athlètes féminines dans le monde. Il suggère que les parties prenantes doivent combler le « déficit de données sur le genre » et fournir un financement équitable pour soutenir l'atténuation des blessures futures.
Lacunes persistantes en matière de données probantes dans les études portant spécifiquement sur les femmes
Notamment, même si 83 % des 142 recommandations de candidats ont atteint un consensus au deuxième tour de scrutin, bon nombre des recommandations finales reposaient encore sur des données combinées hommes/femmes en raison du manque d'études spécifiques aux femmes.

























