Une récente Nature L’étude de la revue a analysé plus de sept millions de points de données de l’application 2019 (COVID-19) de la maladie à coronavirus du National Health Service (NHS) pour comprendre comment les mesures de l’application peuvent être traduites en infections réelles.
Étude: Mesure numérique du risque de transmission du SRAS-CoV-2 à partir de 7 millions de contacts. Crédit d’image : Non-Mad/Shutterstock.com
Sommaire
Arrière-plan
Des mesures non pharmaceutiques ont été largement déployées tout au long de la récente pandémie de COVID-19 pour atténuer la propagation du coronavirus 2 (SARS-CoV-2) du syndrome respiratoire aigu sévère ; cependant, bon nombre de ces approches étaient associées à des coûts sociaux et économiques importants.
Des méthodes permettant de quantifier les facteurs de risque de transmission par flacon sont nécessaires pour optimiser ces interventions. Malgré la disponibilité des données, peu d’évaluations des risques au niveau individuel ont été réalisées.
Les applications de recherche de contacts ont contribué à numériser le processus de recherche de contacts basé sur une distance de deux mètres et une durée d’exposition d’environ 15 minutes. Ces applications pourraient être utiles pour estimer les risques de transmission d’infections ; cependant, ils doivent être évalués régulièrement pour augmenter leur fonctionnalité.
Plus de 20 millions de notifications et de demandes de quarantaine au Royaume-Uni ont été envoyées via la recherche de contacts numérique et manuelle. Des lignes directrices plus précises en matière de quarantaine et de recherche des contacts auraient pu réduire considérablement les coûts socio-économiques.
À propos de l’étude
En Angleterre et au Pays de Galles, la recherche numérique des contacts a été mise en œuvre via l’application NHS COVID-19. Cette étude a fusionné les données obtenues à partir de l’application avec des données indiquant si un individu a ensuite été testé positif au SRAS-CoV-2 pour montrer les variations de la probabilité de transmission concernant les mesures enregistrées par l’application.
Entre avril 2021 et février 2022, sept millions de notifications d’exposition ont été analysées, dont 240 000 tests positifs et 23 millions d’heures d’exposition totale.
L’application NHS COVID-19 a prédit un score de risque épidémiologique significatif basé sur la durée et la proximité de l’exposition. Cette approche a également révélé l’impact de la durée et de la proximité sur la probabilité réelle de transmission.
Principales conclusions
La durée de l’exposition est fortement corrélée à la probabilité d’infection et aux scores de risque cumulé et maximum mesurés par l’application NHS COVID-19. Concernant la proximité, le score de risque de l’application reflète la probabilité de transmission. Dans l’ensemble, ces résultats sont très positifs quant à l’exactitude de l’application NHS COVID-19 et encouragent le développement futur d’outils similaires.
La durée cumulée de l’exposition était un prédicteur clé de la transmission du SRAS-CoV-2 et devrait être prise en compte lors de la préparation à de futures épidémies virales respiratoires. La durée de l’exposition doit également être incluse dans les entretiens manuels de recherche des contacts. Au-delà de la détection des prédicteurs d’infection, l’étude actuelle contribue à l’optimisation de différentes stratégies de gestion des épidémies et des résultats de santé publique.
La répartition du risque dans la population détermine l’efficacité des mesures de contrôle de l’épidémie. Les expositions sont pour la plupart des rencontres courtes et à faible risque ; cependant, les transmissions peuvent être provoquées par des expositions dans un intervalle de risque large allant d’une heure à plusieurs jours.
Conclusions
Les applications de recherche des contacts pourraient offrir une approche pour soutenir les études épidémiologiques quantitatives et réduire les événements de transmission. La traduction des résultats de l’étude actuelle en développement d’interventions améliorées devrait être une priorité alors que le monde se prépare à de futures épidémies.
Une limite fondamentale de cette étude est l’absence d’informations concernant le contexte d’exposition, tel que le niveau de ventilation, l’immunité et le cadre. Les risques signalés sont des moyennes sur ces facteurs ; cependant, chacun de ces facteurs pourrait avoir un impact différent sur le risque réel.
Ce type de données contextuelles peut être obtenu grâce à des entretiens menés en traçage manuel. Un enregistrement précis et l’utilisation d’informations directes ou indirectes dans le contexte des expositions pourraient également améliorer considérablement l’évaluation des risques.
Une deuxième limitation concernait l’inclusion des expositions et du seuil de scores de risque de l’application. Dans cette étude, seules les expositions dont le score de risque dépassait le seuil de l’application ont été prises en compte, tandis que les transmissions provenant d’un grand nombre d’expositions à très faible risque ont été exclues. Même si ces expositions ne devraient pas provoquer d’épidémie, elles pourraient avoir contribué de manière significative à la propagation de l’infection par le SRAS-CoV-2 dans des contextes spécifiques.
De plus, les contacts n’avaient pas besoin de subir un test d’infection, ce qui signifiait que le nombre de cas était probablement sous-estimé. Il convient d’être prudent lors de l’interprétation des taux de transmission absolus. Certains biais comportementaux, comme une probabilité plus élevée de se faire tester après avoir appris qu’un contact étroit avait été testé positif au SRAS-CoV-2, peuvent également avoir eu un impact sur les résultats.
















