Un risque élevé de transmission du coronavirus-2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2), l’agent causal de la pandémie de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), est associé aux voyages internationaux.
Plusieurs pays ont mis en place diverses restrictions de voyage pour contenir la propagation du COVID-19. Cependant, malgré ces restrictions, une augmentation des cas à travers les pays et les continents a été signalée.
La plupart des pays suivent des restrictions de verrouillage strictes qui ont provoqué la récession la plus importante de l’histoire et causé un recul important du développement socio-économique, en particulier pour les pays à revenu faible et intermédiaire.
Même si la vaccination de masse rapide est une mesure efficace pour contenir la pandémie, l’émergence continue des variantes du SRAS-CoV-2 a constitué une menace pour l’efficacité des vaccins approuvés. Par conséquent, les scientifiques pensent qu’éduquer le grand public avec de véritables connaissances peut empêcher une nouvelle transmission de la maladie à travers le monde dans ce scénario incertain.
Sommaire
Les politiques de voyage de l’Angleterre pour freiner la propagation du COVID-19
Lorsque COVID-19 a été signalé pour la première fois au Royaume-Uni, les responsables se sont concentrés sur la réduction du risque de propagation associée aux voyages en contrôlant les ports d’entrée. Depuis fin janvier 2020, Public Health England (PHE) avait mis en place le Airport Public Health Monitoring Operations Centre, dont la fonction principale était de surveiller les passagers voyageant des pays touchés vers l’Angleterre. Les autorités britanniques ont encouragé tous les voyageurs internationaux à signaler s’ils présentaient des symptômes de type infection au COVID-19. Ils ont également diffusé des dépliants contenant des conseils de santé publique aux voyageurs en provenance des pays touchés en Angleterre. Ceux-ci ont également été affichés sous forme d’affiches dans les aéroports.
De vastes restrictions de voyage ont été mises en œuvre en mars, interdisant aux résidents britanniques de voyager à l’étranger à moins qu’ils n’aient une raison valable de le faire. Les voyageurs retournant au Royaume-Uni ont dû se mettre en quarantaine pendant deux semaines. Le début des programmes de vaccination dans de nombreux pays, dont le Royaume-Uni, a incité les autorités à établir de nouvelles règles pour les voyages internationaux. L’économie nationale étant tributaire du tourisme, les autorités ont dû faire face à une pression considérable de la part de l’industrie du voyage.
Les informations fournies aux voyageurs ont-elles eu un impact sur la transmission du COVID-19 ?
Les scientifiques pensent qu’un examen des analyses précédentes de l’impact des informations de santé publique sur les passagers internationaux pourrait aider les autorités à faciliter des voyages internationaux plus sûrs.
Une nouvelle étude publiée sur le medRxiv* Le serveur de préimpression a évalué l’évaluation des risques individuels, la prise de décision et la tendance à se conformer aux règles de voyage parmi les voyageurs arrivant au Royaume-Uni par voie aérienne. Cette étude comprenait des passagers qui s’opposaient à des informations de santé publique potentiellement inconnues.
Le même groupe de chercheurs avait précédemment évalué l’efficacité des supports de communication liés au COVID-19 fournis aux voyageurs internationaux au début de la pandémie. Les auteurs de cette étude ont mené des entretiens semi-directifs pour comprendre les processus d’évaluation des risques chez les voyageurs. Ces entretiens ont aidé les chercheurs à évaluer la prise de décision et le respect des conseils officiels de PHE parmi les voyageurs. Les résultats de cette recherche pourraient aider à développer de meilleurs conseils de santé publique au profit des futurs voyageurs internationaux.
Principaux résultats
La présente étude a inclus des participants âgés de 20 à 80 ans. Sur un total de 15 participants, cinq étaient des hommes et dix étaient des femmes. De plus, dix des participants étaient des résidents permanents au Royaume-Uni, tandis que cinq étaient des visiteurs ou des résidents temporaires. La plupart des participants savaient lire et parler couramment l’anglais. Parmi tous les participants, un a signalé des symptômes de COVID-19.
Les chercheurs ont constaté que tous les participants considéraient les conseils officiels comme adéquats au moment du voyage ; cependant, ils ont observé une disparité entre les mesures d’intervention mises en œuvre dans les pays de départ. Sur la base de l’expérience de voyage à l’arrivée, 12 candidats sur 15 ne se souvenaient pas avoir vu des affiches et des dépliants liés au COVID-19 à l’aéroport.
Les chercheurs ont découvert que le problème de ces affiches et brochures était la visibilité en termes de taille d’impression, de couleur et de placement. De plus, les passagers ont perçu que plus d’informations avaient été fournies par les médias ou à l’aéroport de leur pays de départ qu’à l’aéroport d’arrivée (Heathrow, Londres).
Les passagers ont également souligné qu’ils avaient obtenu de manière proactive des informations associées à la situation du COVID-19 au Royaume-Uni et à la manière dont ils pouvaient se protéger et protéger leurs familles. Cependant, les participants ont également indiqué le manque de conseils quant à savoir s’ils avaient contracté la maladie ; ces préoccupations se sont avérées plus fréquentes chez les participants non-résidents.
En outre, certains passagers ont également souligné leur inquiétude quant au fait que le personnel de l’aéroport ne porte pas de couvre-visage et ont émis l’hypothèse que cela pourrait être dû à des différences de politique. Certains passagers ont également fait part de leur réticence à porter des couvre-visages car ils estiment que cela n’a aucune efficacité pertinente.
Limites
Une des limites de cette étude est la petite taille de l’échantillon. Une autre limitation est que tous les participants avaient voyagé à l’étranger pour des affaires essentielles ou des besoins raisonnables. Par conséquent, ces résultats n’ont pas pu être généralisés pour les voyageurs à des fins de loisirs. Cependant, les auteurs de cette étude estiment que les résultats de leurs recherches aideraient à développer des lignes directrices efficaces pour les futurs voyageurs internationaux.
*Avis important
medRxiv publie des rapports scientifiques préliminaires qui ne sont pas évalués par des pairs et, par conséquent, ne doivent pas être considérés comme concluants, orienter la pratique clinique/le comportement lié à la santé, ou traités comme des informations établies.























