Une étude récente publiée dans Ingénierie a mis en lumière la transmission et les tendances épidémiologiques de tmexCD1-toprJ1-positif Klebsiella pneumoniae dans diverses niches écologiques, soulignant la menace potentielle que cette bactérie résistante aux antibiotiques représente pour la santé publique mondiale. La recherche, menée par une équipe de scientifiques de plusieurs institutions en Chine, a utilisé le séquençage du génome entier (WGS) pour analyser des souches provenant d'humains, d'animaux, d'aliments et de l'environnement, révélant ainsi des informations significatives sur la propagation et les caractéristiques de ces bactéries résistantes.
L'étude a révélé que tmexCD1-toprJ1-les souches positives, qui confèrent une résistance à l'antibiotique critique tigécycline, sont principalement identifiées dans Klebsiella pneumoniae à partir d'excréments de poulet en Chine. Cependant, la présence de ces souches s’est étendue au-delà des poulets à d’autres niches écologiques et pays, notamment le Japon, le Vietnam, le Kenya et d’autres. Les chercheurs ont noté que la majorité de ces souches présentaient une résistance à presque tous les antimicrobiens, y compris la colistine, un autre antibiotique de dernier recours, avec un taux de résistance de 42,13 %.
L'analyse phylogénétique a révélé que tmexCD1-toprJ1 le groupe de gènes est principalement porté par des plasmides à gamme d'hôtes étroite, spécifiques à Klebsiella espèces, ce qui peut limiter sa propagation entre différentes espèces bactériennes. Cependant, l’étude a également identifié des cas où le groupe de gènes avait été capturé par des plasmides à large gamme d’hôtes, ce qui suggère un potentiel de dissémination plus large. Notamment, ce groupe de gènes a été découvert chez des patients hypervirulents résistants aux carbapénèmes. K. pneumoniae (hvCRKP), connues pour provoquer de graves infections dans les établissements de soins de santé.
La recherche a mis en évidence une baisse significative de la prévalence de tmexCD1-toprJ1-souches positives chez les animaux destinés à l'alimentation humaine et chez l'homme en Chine suite au retrait des antibiotiques comme stimulateurs de croissance dans l'alimentation animale en 2020. Cette découverte souligne l'importance des politiques de gestion des antimicrobiens dans le contrôle de la propagation des gènes de résistance. L'étude a également souligné que l'utilisation fréquente de tétracyclines dans l'élevage de poulets contribue probablement au taux élevé de détection de tmexCD1-toprJ1ce qui suggère que des interventions ciblées dans l'industrie avicole pourraient être efficaces pour atténuer la propagation de ces souches résistantes.
En plus des résultats épidémiologiques, l'étude a fourni des informations génomiques détaillées sur le tmexCD1-toprJ1 groupe de gènes. Les chercheurs ont identifié divers environnements génétiques entourant le groupe de gènes, la structure de type II étant la plus répandue. Cette structure se caractérise par la présence de séquences d'insertion telles que IS26, qui facilitent la mobilité et la dissémination des gènes de résistance. L'étude a également mis en évidence le rôle de types de plasmides spécifiques, tels que IncFIB(Mar)-IncHI1B et IncFIB(K)-IncHI1B, dans la propagation de tmexCD1-toprJ1.
Les résultats de cette étude soulignent la nécessité d'une surveillance continue de tmexCD1-toprJ1 dans différentes niches écologiques et l’application de politiques antimicrobiennes strictes dans l’élevage. La propagation mondiale de tmexCD1-toprJ1-positif Klebsiella pneumoniae constitue un défi important pour le traitement des infections causées par des bactéries multirésistantes, soulignant l’importance d’une approche One Health pour faire face à la menace croissante de la résistance aux antimicrobiens.

















