Une nouvelle revue a été publiée dans le volume 12 de Oncoscience le 13 octobre 2025, intitulé « Thérapies ciblées et mécanismes de résistance dans le lymphome : paysage actuel et solutions émergentes. »
Dans cet article de Bishal Tiwari, Roshan Afshan et Shruthi Sridhar, du Nassau University Medical Center et du Detroit Medical Center Wayne State University, les chercheurs ont examiné les dernières découvertes scientifiques sur la façon dont les lymphomes développent une résistance aux thérapies modernes contre le cancer. L'ouvrage décrit comment ces cancers du sang s'adaptent pour échapper au traitement et discute des nouvelles stratégies à l'étude pour restaurer l'efficacité du traitement.
Les lymphomes font partie des cancers du sang les plus courants dans le monde. Les progrès récents dans les thérapies ciblées, notamment les anticorps monoclonaux, la thérapie par cellules CAR-T et les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires, ont conduit à des améliorations majeures des résultats. Ces traitements agissent en attaquant des marqueurs ou des voies spécifiques trouvés dans les cellules cancéreuses. Pourtant, malgré le succès initial, de nombreux patients rechutent lorsque le cancer trouve des moyens de résister ou d’échapper au traitement.
L'analyse met en évidence quatre mécanismes de résistance clés : la perte de l'antigène cible (tel que CD19 ou CD20), la réactivation des voies de croissance et de survie par le biais de mutations, les modifications du microenvironnement tumoral qui suppriment les réponses immunitaires et les altérations génétiques qui permettent aux cellules cancéreuses d'éviter la mort cellulaire. Ces changements biologiques font qu’il est difficile pour les thérapies standards de maintenir un contrôle à long terme de la maladie.
« Nous évaluons de manière exhaustive les agents ciblés approuvés par la FDA, notamment les anticorps monoclonaux (rituximab, brentuximab vedotin, obinutuzumab, mogamulizumab), les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (nivolumab, pembrolizumab), les thérapies cellulaires CAR T (axi-cel, tisa-cel, liso-cel, brexu-cel), les activateurs bispécifiques des lymphocytes T (mosunetuzumab, epcoritamab), et des inhibiteurs de petites molécules (ibrutinib, idélalisib, vénétoclax). »
Pour résoudre ce problème, les chercheurs explorent de nouvelles approches thérapeutiques. Il s’agit notamment de l’utilisation de médicaments dans des combinaisons qui bloquent plusieurs voies à la fois, de la création de cellules CAR T qui reconnaissent plus d’un antigène et du développement de thérapies par anticorps de nouvelle génération. La revue discute également de la promesse d'une thérapie guidée par des biomarqueurs, qui utilise des tests moléculaires pour sélectionner les traitements les plus efficaces en fonction des caractéristiques uniques du cancer d'un patient.
L’une des stratégies émergentes discutées est l’utilisation de thérapies « à double cible » qui rendent difficile la fuite des cellules du lymphome. D'autres approches visent à renforcer la capacité du système immunitaire à riposter ou à resensibiliser les tumeurs devenues résistantes. Certaines de ces solutions sont déjà testées dans le cadre d’essais cliniques, tandis que d’autres sont encore en développement.
Dans l’ensemble, cette revue fournit un aperçu complet des défis auxquels sont confrontés les traitements actuels du lymphome et des innovations visant à les surmonter. En se concentrant à la fois sur les causes de la résistance aux médicaments et sur les solutions potentielles, l'article constitue une ressource précieuse pour les cliniciens, les chercheurs et les professionnels de la santé qui travaillent à améliorer les résultats pour les patients atteints d'un lymphome difficile à traiter.






















