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Actualités médicales

Les régimes à base de plantes réduisent les risques jusqu’à 41 %

Study: Vegetarian and plant-based diets associated with lower incidence of COVID-19. Image Credit: Alkema Natalia / Shutterstock

Dans une étude récente publiée dans la revue BMJ Nutrition, Prévention & Santé, les chercheurs ont étudié les associations entre les choix alimentaires et le risque d’infection par le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2). Leur évaluation de 424 omnivores et 278 végétariens a révélé que les individus choisissant un régime alimentaire à base de plantes sont jusqu’à 39 % moins susceptibles de contracter une infection par le SRAS-CoV-2 que leurs homologues carnivores. De plus, les régimes à base de plantes étaient associés à de meilleurs indices de masse corporelle (IMC) et à une prévalence plus faible de l’obésité et du surpoids, soulignant ainsi leurs avantages. Cette étude présente donc les régimes à base de plantes comme ayant un effet potentiellement protecteur contre le COVID-19, révélant un changement de comportement susceptible de retarder la propagation de la pandémie.

Étude : Les régimes végétariens et à base de plantes associés à une incidence plus faible de COVID-19. Crédit d’image : Alkema Natalia/Shutterstock

Un argument pour éviter la viande

La pandémie de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) représente l’une des pires pandémies de l’histoire de l’humanité, avec un bilan dépassant les 7 millions de morts depuis sa découverte fin 2019. Rien qu’aux États-Unis d’Amérique (US), plus d’un million de personnes sont morts de la maladie. En comparaison, la grippe espagnole de 1918, la deuxième pire pandémie aux États-Unis, a coûté la vie à environ 675 000 personnes. L’effondrement des infrastructures, de la santé et de l’économie associé au COVID-19 reste sans précédent à l’échelle mondiale.

Le développement de vaccins contre la COVID-19, parallèlement aux politiques de distanciation sociale imposées par le gouvernement, a considérablement entravé, voire inversé la propagation du SRAS-CoV-2, l’agent pathogène à l’origine de la COVID-19. Malheureusement, l’émergence de nouveaux sous-variants du virus présente un inconvénient dans les efforts de vaccination, la possibilité d’une résurgence pandémique étant toujours réelle. S’appuyant sur le succès des restrictions de distanciation sociale, des recherches récentes ont exploré les mérites des comportements modifiables dans la lutte contre le COVID-19. L’alimentation est l’un de ces comportements.

Des rapports d’Okinawa, du Japon et d’Afrique subsaharienne révèlent que ces régions, déjà remarquables par la longévité de leurs habitants, ont subi beaucoup moins d’infections et de mortalité par le SRAS-CoV-2 que leurs homologues d’Afrique du Nord, d’Amérique du Nord et d’Europe. Malgré leurs contextes socio-économiques et géopolitiques considérablement différents, un point commun entre Okinawa et l’Afrique subsaharienne est leur régime alimentaire prédominant : la plupart des citoyens de ces régions suivent un mode de vie végétarien.

Élucider les impacts des choix alimentaires et les avantages potentiels dans la lutte contre le COVID-19 contribuerait à fournir aux consommateurs et aux médecins les informations nécessaires pour se protéger contre la pandémie en cours.

À propos de l’étude

Dans la présente étude, les chercheurs ont vérifié les associations entre le type de régime (omnivore ou végétarien) et le risque d’infection par le SRAS-CoV-2. Leur cohorte d’étude comprenait 702 volontaires brésiliens adultes recrutés dans le cadre du projet Pandora, une étude prospective sur les influences alimentaires sur la santé. Les données ont été collectées via des questionnaires en ligne et comprenaient des informations sur les données sociodémographiques, le mode de vie (y compris le tabagisme), les antécédents médicaux et les comportements alimentaires (choix et habitudes alimentaires).

En fonction de leurs comportements alimentaires, les participants ont été divisés en omnivores (consommation d’aliments d’origine animale plus de trois fois par semaine) et à base de plantes (y compris les flexitariens, les lacto-ovo-végétariens, les végétariens stricts et les végétaliens). La méthodologie de l’Institut brésilien de géographie et de statistique (IBGE) a été utilisée pour classer l’âge, l’éducation, l’origine ethnique et la religion. Le statut tabagique a été évalué à l’aide du questionnaire Surveillance of Chronic Diseases by Telephone Survey (Vigitel).

Les mesures de l’activité physique ont été collectées et analysées à l’aide du questionnaire international sur l’activité physique (IPAQ), qui comprend les contextes de loisirs, domestiques, de transport et de travail. Les données autodéclarées sur le poids et la taille ont été utilisées pour calculer les indices de masse corporelle (IMC) de tous les participants. En plus de la présence et de la gravité des infections antérieures par le SRAS-CoV-2, les données sur les antécédents médicaux ont été utilisées pour analyser le statut vaccinal et les maladies chroniques (cancers, maladies cardiovasculaires), qui comprenaient toutes des covariables statistiques.

Les analyses statistiques comprenaient le test exact de Fisher et le chi carré (Χ2) des tests pour élucider les différences entre les variables catégorielles et les modèles de régression (logistiques et linéaires) pour comparer les résultats entre les cas (régimes à base de plantes) et les témoins (omnivores). Des données démographiques et médicales ont été utilisées pour corriger ces modèles lorsque cela était pertinent.

Résultats de l’étude

Sur les 723 personnes initialement recrutées dans l’étude, 21 ont fourni des informations incongrues et ont été exclues de l’analyse des données. Sur les 702 restants, 424 étaient omnivores et 278 suivaient un régime à base de plantes. Les analyses de régression n’ont trouvé aucune différence significative entre ces groupes en fonction de l’âge, du sexe, du statut vaccinal, du tabagisme ou du degré d’isolement. Cela confirme la validité des comparaisons entre groupes basées sur le choix alimentaire comme traitement d’intérêt.

Les analyses de santé globales ont révélé que le groupe des omnivores présentait un IMC, des incidences de surpoids et d’obésité et des problèmes de santé préexistants significativement plus élevés que la cohorte à base de plantes. L’activité physique était plus élevée dans le groupe à base de plantes que chez leurs homologues omnivores. Ensemble, ces résultats suggèrent que les individus qui suivent un régime alimentaire à base de plantes sont globalement plus soucieux de leur santé et en meilleure santé que leurs homologues mangeurs de viande.

Des analyses de régression logistique brutes et multivariées ont révélé que les régimes à base de plantes avaient un taux d’incidence inférieur de 38 % à celui des régimes à base de viande, les corrections démographiques révélant un risque d’infection de 39 à 41 % inférieur dans la première cohorte. Cependant, après la contraction de l’infection, les choix alimentaires n’ont pas eu d’effet statistiquement significatif sur la gravité de la maladie.

Conclusions

La présente étude révèle l’effet protecteur de l’abstinence alimentaire à base de viande contre les infections au COVID-19. Les comparaisons entre 424 consommateurs omnivores et 278 consommateurs de régimes à base de plantes ont montré que ce dernier est globalement le choix le plus sain, ce qui se traduit par un IMC considérablement plus faible, un risque moindre de surpoids et d’obésité et une prévalence plus faible des maladies chroniques. Le point culminant de cette étude est que les végétariens courent 39 à 41 % moins de risques de contracter le COVID-19 que leurs homologues carnivores. Cependant, le régime alimentaire à base de plantes ne réduit pas davantage la gravité de la maladie une fois l’infection contractée.

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