Une équipe de scientifiques iraniens a récemment estimé la prévalence de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) chez les patients atteints d’infarctus du myocarde recevant une intervention coronarienne percutanée primaire. Une prévalence considérablement élevée de COVID-19 a été observée parmi les participants à l’étude. L’étude est actuellement disponible sur le Place de la Recherche* Serveur de préimpression.
Étude : Fréquence du COVID-19 chez les patients atteints d’infarctus du myocarde traités par intervention coronarienne percutanée primaire. Crédit d’image : Kateryna Kon/Shutterstock
Sommaire
Contexte
La pandémie de COVID-19 causée par le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2) a gravement affecté le système de santé mondial, avec plus de 461 millions d’infections et plus de 6 millions de décès dans le monde. Bien que le SRAS-CoV-2 provoque essentiellement une infection respiratoire, il a été découvert que le virus infecte un large éventail d’organes, notamment le tractus gastro-intestinal, le cœur, le cerveau, le foie et les reins.
Une prévalence élevée de maladies cardiovasculaires, y compris l’infarctus du myocarde, l’arythmie, le syndrome coronarien aigu et la thromboembolie, a été observée chez les patients atteints de COVID-19. De plus, chez certains patients COVID-19, une prévalence plus élevée de symptômes cardiaques a été identifiée par rapport aux symptômes respiratoires courants. Il est important de noter qu’une association significative a été établie entre la présence de symptômes cardiaques et l’augmentation de la mortalité liée au COVID-19.
L’intervention coronarienne percutanée, une procédure médicale pour rouvrir les blocages des artères coronaires et rétablir l’apport sanguin au cœur, est considérée comme la meilleure intervention pour traiter l’infarctus du myocarde avec élévation du segment ST. Cependant, les preuves indiquent que la pandémie de COVID-19 a eu un impact négatif sur l’application en temps opportun de la thérapie de reperfusion pour les patients atteints d’infarctus du myocarde en raison d’une réduction significative des activations de laboratoire de cathétérisme cardiaque.
Dans l’étude actuelle, les scientifiques ont estimé la prévalence de COVID-19 chez les patients atteints d’infarctus du myocarde qui ont subi une intervention coronarienne percutanée primaire.
Étudier le design
Au total, 85 patients ayant subi un infarctus du myocarde ont été inclus dans l’étude. Tous les patients ont subi une intervention coronarienne percutanée primaire entre mars et septembre 2020. L’infection par le SRAS-CoV-2 a été détectée par transcription inverse-amplification en chaîne par polymérase (RT-PCR) et tomodensitométrie pulmonaire. De plus, les caractéristiques démographiques des patients (âge, sexe et origine ethnique) et les comorbidités (diabète et hypertension) ont été enregistrées au moment de l’admission.
Observations importantes
Environ 16,5% des patients atteints d’infarctus du myocarde (14 patients sur 85) ont reçu un diagnostic de COVID-19. Aucune différence significative d’âge et de sexe n’a été observée entre les patients avec et sans COVID-19. Dans les deux groupes (patients avec et sans COVID-19), la proportion de patients masculins était plus élevée que les patientes.
La population étudiée impliquait différentes ethnies, notamment des Persans, des Turkmènes, des Sistanis et des Turcs. Cependant, aucune variation significative des ethnies n’a été observée entre les patients atteints d’infarctus du myocarde avec et sans COVID-19.
La présence d’hypertension et de diabète a été détectée chez 9 % et 10 % des patients ayant subi un infarctus du myocarde, respectivement. Cependant, aucune différence significative dans la fréquence de ces comorbidités n’a été observée entre les patients avec et sans COVID-19.
Caractérisation des patients atteints d’infarctus du myocarde avec COVID-19
Tous les patients atteints d’infarctus du myocarde avec COVID-19 (n = 14) ont été testés positifs pour la troponine I (une protéine présente dans le muscle cardiaque). La présence de troponine I dans le sang indique une atteinte cardiaque.
Chez 20 % de la population de l’étude atteinte de COVID-19, une intervention coronarienne percutanée primaire a été réalisée dans la branche de l’artère coronaire droite. La récidive de l’infarctus du myocarde a été observée chez 14% des patients atteints de COVID-19.
Un seul patient est décédé pendant la période d’étude. La patiente était une femme persane de 70 ans atteinte d’un infarctus aigu du myocarde antérieur. Elle souffrait à la fois d’hypertension et de diabète. L’intervention coronarienne percutanée primaire a été réalisée sur sa branche coronaire descendante artérielle gauche. Cependant, les scientifiques n’ont pas pu confirmer si le décès était dû à un infarctus du myocarde ou à des complications cardiovasculaires liées au COVID-19.
Importance de l’étude
L’étude révèle une prévalence considérablement élevée (16,5%) de COVID-19 chez les patients atteints d’infarctus du myocarde recevant une intervention coronarienne percutanée primaire. De plus, l’étude indique que la présence de comorbidités, y compris l’hypertension et le diabète, peut augmenter le risque de COVID-19 sévère et de mortalité connexe chez les patients atteints d’infarctus du myocarde.
*Avis important
Place de la recherche publie des rapports scientifiques préliminaires qui ne sont pas évalués par des pairs et, par conséquent, ne doivent pas être considérés comme concluants, guider la pratique clinique/les comportements liés à la santé, ou traités comme des informations établies.















